Léonard de Vinci, Alfred Nobel, Louis et Auguste Lumière, Marie Curie ou Alexander Flemming auraient pu exposer au Salon des Inventions de Genève ! En effet, depuis sa création par Jean-Luc Vincent en1972, le premier Salon international a vu naître des centaines d’inventions majeures.

Depuis la nuit des temps, des inventions technologiques ont amélioré le quotidien des hommes et des femmes ; et les hommes ont toujours fait preuve d’ingéniosité pour créer des objets rendant la vie plus facile et plus agréable.
La roue, l’imprimerie, la machine à vapeur, le téléphone, le cinéma, la pénicilline et plus récemment la carte à puce, le velcro, les micro-ordinateurs, le briquet ou le rasoir jetable sont des inventions qui ont révolutionné le monde.

«Les inventeurs sont des ingénieurs, des créateurs, des visionnaires, mais ils ne savent pas toujours si leur invention sera utilisable, réalisable, commercialisable.» témoigne Jean-Luc Vincent, créateur du Salon International des inventions de Genève. «Nous les aidons dans leur démarche de commercialisation et de promotion, en mettant en relation inventeurs et entreprises c’est-à-dire les fabricants, les distributeurs et les financiers.
Entre l’invention d’un produit et sa commercialisation, il y a de nombreuses étapes. Notamment, celle du dépôt de brevet, la plus importante pour protéger l’idée, le processus, le concept.»
Placé sous le haut patronage de la Confédération Suisse, de l’Etat, de la Ville de Genève et de l’OMPI –Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, le Salon est reconnu comme la plus importante manifestation annuelle consacrée à l’invention.
Plus de 700 exposants de 45 pays et 1 000 inventions, 15 universités, 60 000 visiteurs du monde entier sont attendus du 06 au 10 avril 2011 au 39ème Salon International des Inventions de Genève.
Pascale Weber

Rencontre avec Jean-Luc Vincent
Président-Fondateur du Salon International des Inventions

Qui sont les inventeurs?
On trouve des inventeurs individuels, des organismes privés et publics, des universités et des entreprises. A l’origine, les inventeurs privés étaient plus nombreux, mais la tendance s’est inversée. L’inventeur isolé dans son garage a tendance à disparaître, car l’invention a un prix et le coût des dépôts de brevets est de plus en plus élevé. A l’heure de l’électronique, il est de plus en plus difficile et onéreux de construire un prototype.

Y-a-t’il encore des choses à inventer dans notre monde ou tout semble désormais avoir été imaginé?
Oui bien sûr ! L’homme crée et invente en permanence pour trouver une solution à un problème donné. Bien entendu, les problèmes d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui ! Il y a 30 ans, pas grand monde ne se souciait de l’écologie, de l’environnement ou de l’insécurité. Désormais, bon nombre d’inventions se classent dans cette catégorie. Ainsi, l’année passée, le Grand Prix du Jury a récompensé un système d’identification biométrique oculaire espagnol infaillible. Il y a deux ans, un scanner mobile qui permet de visionner instantanément le contenu du chargement d’un camion.

Comment sélectionnez-vous les inventions qui sont exposées au salon?
Il n’existe que deux critères. Il faut que l’invention jouisse d’une protection en matière de propriété industrielle et elle ne doit jamais avoir été exposée au Salon des inventions de Genève.

Quelles inventions retenez-vous depuis la création du Salon?
Il y en a tellement ! Les petites bouées gonflables que l’on met aux bras des enfants, les galons lumineux – tubes transparents flexibles contenant de petites ampoules que l’on voit dans les vitrines et illuminations de Noël, les chaises pour handicapés que l’on peut monter sur les mains courantes, les pastilles de détection de décongélation, placées notamment sur les sachets de sang et qui ont permis de sauver des vies.

Les inventions intéressent les investisseurs, mais également le grand public?
Bien évidemment, en dehors des fabricants et distributeurs, le grand public et surtout les enfants et les étudiants sont très intéressés par les inventions. En venant à notre Salon, les jeunes se trouvent des vocations. Pour moi, la plus belle récompense, c’est un gamin qui après nous avoir rendu visite se passionne pour des études d’ingénieur ou de recherche avec la ferme ambition d’inventer!
Chaque année de nombreuses classes des écoles et collèges nous rendent visite, et nous avons également des universités qui viendront pour la première fois exposer leurs découvertes.

Vous voulez parler du travail de recherche des étudiants?
Oui la grande nouveauté cette année, c’est le pavillon des Universités pour les étudiants, sous l’égide de l’OMPI. Neuf universités d’Arabie Saoudite, Pologne, Syrie, Ethiopie, Roumanie, Brésil, Cuba, Colombie et Malaisie, exposeront pour la première fois cette année, chacune huit inventions issues du travail de leurs étudiants.

George de Mestral, le génial inventeur du Velcro.
George de Mestral est né le 19 juin 1907 à Nyon, et décédé le 8 février 1990 à l’âge de 82 ans. Cet ingénieur suisse qui vivait à Aubonne est l’inventeur de la fermeture Velcro.
L’idée lui est venue en 1941, en observant au microscope les petites boules (graines de Bardane) qui restaient agrippées à son pullover et à la fourrure de son chien au retour de ses parties de chasse. Il remarqua qu’elles avaient de petits crochets élastiques qui, lorsqu’on les mettait en contact avec un tissu, s’accrochaient aux mailles. Lorsqu’on les décrochait, ils retrouvaient leur forme originale. Il imagina deux morceaux de tissu nylon, l’un avec des milliers de petites boucles et l’autre avec des milliers de petits crochets. Il demanda l’aide d’un fabricant de textile à Lyon et ce n’est qu’en1951, qu’il put enfin déposer un brevet en Suisse en nommant son invention VELCRO, de la contraction de VELours et CROchet et en 1952 dans les autres pays.
En 1952, s’est formée la fondation de Velcro SA, et Velcro est une marque déposée.
Avec cette invention, il a participé, à l’événement humain le plus extraordinaire du 20ème siècle, le premier pas de l’homme sur la Lune, le Velcro étant utilisé par la NASA, pour fixer les objets dans les capsules spatiales.

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Du 6 au 10 avril 2011 à Geneva Palexpo