Plus que jamais, notre monde est un monde en expansion. On le voit bien par l’empire qu’ont les indicateurs quantitatifs dans notre paysage mental: il est question de l’augmentation du nombre des êtres humains, de la taille de l’économie mondiale, de la consommation de masse et de son pendant qu’est l’utilisation des ressources naturelles, du dynamisme de la production scientifique, de la multiplication des informations et des réseaux.

La croissance générale du monde moderne a donné lieu dès le départ à deux attitudes. D’un côté, l’alarme devant ses conséquences : c’est Malthus pointant du doigt le trop plein d’hommes, et vers la fin du dernier siècle le Club de Rome annonçant la fin des ressources ; de l’autre, la confiance dans la capacité de l’homme à maîtriser son destin : Adam Smith, Auguste Comte et Marx ont, chacun à leur manière, cru à la capacité de l’espèce humaine à développer le monde pour le bien de tous.

La croissance crée des tensions et des dilemmes. Elle engendre de la créativité, de la liberté, de la richesse, du bien-être matériel et social.
Elle produit également des inégalités, des contraintes, des crises cycliques, de la rareté et encore et peut-être surtout un épuisement de la planète. Faut-il maîtriser la croissance du monde? Et le peut-on? Telles sont les questions que les Rencontres internationales de Genève mettent à l’ordre du jour de leur session 2011.

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la 44ème session aura lieu du lundi 10 au mercredi 12 octobre 2011 à Uni Dufour sur le thème : « Maîtriser la croissance ? ».