Placées sous les auspices des municipalités de Bonnefamille, Four, La Verpillière, Roche, ""Saint-Quentin-Fallavier, Satolas-et-Bonce et Villefontaine, en lien avec l’ANACR, les cérémonies marquant le 70e anniversaire de la libération du canton ont débuté samedi 30 août par le fleurissement des plaques en mémoire du général Giraud et de Fernand Peillon à La Verpillière. Elus et anciens combattants ont ensuite pris la direction du monument des fusillés de la Croix-Châtain, avant d’aller se recueillir devant la plaque Emile Paviot sur la commune de Roche. Suivaient ensuite une cérémonies avec dépôt de gerbes au monument aux morts de Saint-Quentin-Fallavier, l’inauguration d’une plaque à la maison Levrat (Villefontaine) et un recueillement devant la stèle Eugène Sicuto et Raymond Gras à Bonnefamille. On notait la participation de la Fanfare vulpillienne et de plusieurs véhicules d’époque.
Le lendemain à La Verpillière, c’est un cortège composé de 21 porte-drapeaux, d’élus, d’anciens combattants, de sapeurs-pompiers, de gendarmes et de représentants d’associations patriotiques qui se rendait depuis la rue des Alpes jusqu’à la stèle de la Résistance et au monument aux morts. Dans l’assemblée, on pouvait noter la présence de Pascale Preveirault, sous-préfète, secrétaire générale adjointe de la préfecture de l’Isère représentant Richard Samuel, du sénateur Bernard Saugey, de la députée Joëlle Huillier, de Jean Papadopulo (président de la CAPI), de plusieurs maires du canton, de Renaud Pras (directeur de l’Office National des Anciens Combattants), de Françoise Micolaud (présidente du comité cantonal de Morestel de l’ANACR, vice-présidente départementale et représentante du Maquis d’Ambléon), d’Armand Bonnamy (président de l’association des Résistants, enfants et amis du Secteur 7 et président du comité cantonal de Bourgoin-Jallieu du Souvenir Français) ou encore de Patrick Barruel-Brussin (président du Comité “Bataillon Rémy”).
La cérémonie débutait par le “Chant des Partisans”, interprété par la chorale “La Coda”, suivi d’un poème de Paul Eluard lu par Nicolas Bourquin (élu au conseil municipal des enfants) et Pascale Bidard (1ère adjointe au maire). Suivaient les dépôts de gerbes par différentes personnalités, tandis que des enfants fleurissaient le monument avec des roses blanches. Après l’appel aux morts effectué par Renée Seguin, présidente de l’ANACR et Jacques Brangeat, président du Comité de liaison et de la FNACA, l’assemblée observait une minute de silence. Renée Seguin, le maire, Patrick Margier, Joëlle Huillier, Bernard Saugey et Pascale Preveirault prenaient ensuite la parole pour une longue série de discours retraçant les grandes étapes de la libération de La Verpillière et de son canton.
Pour Renée Seguin, le message était clair : «Il est impératif que l’honneur et la droiture soient inculqués aux enfants.» Quant au maire, Patrick Margier, il faisait un bref rappel historique des 22, 23, 24, 25 et 26 août 1944, qui ont vu la fin des combats sur le territoire. Il poursuivait : «Du fin fond de nos provinces, de nos montagnes, d’outre-mer, de nos campagnes, de nos villes et villages, la clameur s’était faite entendre. Les enfants de la France se réveillaient, se rebellaient, ils ne pouvaient perdre leur honneur. Ils ne pouvaient perdre leur liberté. Les fils et filles de La Verpillière ont payé un lourd tribut. Grâce à eux et à tous les autres, la France, aux côtés d’autres nations, a retrouvé ses valeurs, son honneur et participé pleinement à la création des Nations-Unies. Le vent de la liberté est de nouveau chez nous. Ce sont des jours de fierté et de paix pour tous, pour les jeunes générations qui n’ont connu aucune guerre. C’est aussi une piqûre de rappel qui s’impose même si le temps passe? C’est ainsi que l’histoire rentre dans la légende. Il ne faut pas oublier pour construire l’avenir, surtout en ces jours difficiles où des conflits perdurent en Europe avec l’Ukraine, au Proche Orient, en Afrique… N’oublions pas tous nos militaires qui oeuvrent pour la paix aux quatre coins de la planète.»
Joëlle Huillier et Bernard Saugey s’associaient au message de Patrick Margier en ces termes : «Se réunir devant cette stèle est un devoir de mémoire. Le seul devoir est de transmettre le flambeau à la jeune génération. Nous devons savoir vivre ensemble pour garder la paix et la liberté. Toutes et tous sont morts pour que vive la France !» 
En conclusion, Pascale Preveirault soulignait : «L’Isère a écrit les plus belles pages de l’histoire de la résistance. Des hommes et des femmes de toutes idéologies se sont révoltés, se sont mutinés pour former les armées des ombres. Le 70e anniversaires des combats de la résistance, c’est un idéal de liberté. C’est aussi un message de fierté et d’espoir.» Après les sonneries d’usage, la cérémonie se terminait avec “La Marseillaise” et “L’Hymne Européen”, joués par la Fanfare vulpillienne. Le salut des drapeaux par les personnalités coïncidait avec le lâcher de deux colombes dans le ciel. Tout un symbole. 
Carole Muet
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2015-09-05