Les 8èmes sommets ont tenté de répondre à la question « Quelles alternatives aux véhicules privés dans les régions touristiques? » Voici les conclusions provisoires des débats.

Le changement climatique et le tourisme
La discussion sur le changement climatique a repris suite à la récente conférence de Nairobi, au film de l’ancien vice-président des Etats-Unis Al Gore et au manque de neige en ce début de la saison d’hiver 2006/2007. Elle a aussi marqué le débat inaugural des 8e Sommets du tourisme. Selon les experts le transport aérien est le plus grand pollueur touristique pour l’effet de serre. La voiture automobile pollue au niveau de l’air et du bruit. Une grande partie de la pollution automobile provient des mouvements des résidents des régions touristiques et non pas des visiteurs.

Le tourisme local semble donc plutôt être la victime que la cause profonde du changement climatique
Il subit les conséquences de l’effet de serre p.e. par la fonte des glaciers ou l’élévation de la limite supérieure de la neige. Il faut aussi retenir que les flux touristiques ne sont pas la cause principale du gaspillage et de la pollution actuelle. Renoncer au tourisme ne serait donc pas une option. Il ne faut pas oublier que le tourisme est une des formes les plus populaires du bonheur dans nos sociétés et un des derniers refuges pour jouir de la liberté individuelle en dehors des contraintes sociales du quotidien.

Les besoins de transports des visiteurs en tant que faits objectifs
Les besoins de transports touristiques et les attentes doivent être pris au sérieux. Même s’ils ne répondent pas toujours aux postulats du développement durable. Ils sont des faits objectifs tout aussi importants comme une infrastructure ou un équipement. Or, on constate que les visiteurs potentiels sont essentiellement intéressés par la liaison la plus favorable, la rapidité, le confort et le prix du transport touristique. Ils sont pragmatiques et utilitaristes. Ils cherchent au niveau des chaînes de transport « voyage » et «séjour» la meilleure des solutions. Certains voient dans le voyage un but en soi qui leur fournit des expériences inoubliables. «Le temps de voyage est du temps de loisir», surtout s’il est effectué sous forme d’un transport en commun confortable. Il ne faut pas non plus oublier que l’excursion en voiture était longtemps un plaisir du dimanche de beaucoup de monde. La vitesse ne joue pas le même rôle dans les transports touristiques que le transport à des fins professionnelles.

C’est par contre frappant que selon une enquête allemande seul 1% des clients des agences de voyage de ce grand pays émetteur semble sensible aux tourisme explicitement respectueux de l’environnement. Il y a quelques années, les clients d’un voyage organisé à destination d’une forêt vierge en Pologne n’étaient pas prêts à payer un surplus pour une visite guidée. Les sociologues allemands pensent que seuls des produits écologiques attrayants et ludiques pourraient changer ce comportement. De l’autre côté, il est indéniable que ces visiteurs ne veulent pas que leurs expériences de voyage et de séjour soient troublées par les externalités ou conséquences négatives du transport et du trafic sur les routes d’accès et dans les régions et les stations touristiques. Personne n’aime les bouchons, le manque de places de parc, le bruit ou la pollution.

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Quel panorama!