Plus que jamais débattue avec l’échec de l’implantation du géant Amazon à New York, la « gentrification », par laquelle des classes aisées s’approprient supposément des quartiers populaires et chassent leurs occupants historiques, met la planète immobilière – promoteurs et grands élus – face à un paradoxe: rendre un quartier attirant, c’est aussi s’exposer à des critiques politiques. « Il y a une sensibilité nouvelle à cette thématique: cet épisode d’Amazon est très parlant car, souvent, les tendances viennent des Etats-Unis et certainement dans le cadre de l’immobilier », juge auprès de l’AFP, Filippo Rean, organisateur du Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim). Lors de ce rendez-vous annuel du secteur mondial à Cannes, qui s’est tenu cette semaine, villes et promoteurs rivalisent pour présenter d’ambitieux projets immobiliers, certains allant jusqu’à l’émergence d’une ville comme la future capitale administrative égyptienne, à quelques dizaines de kilomètres du Caire.

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