A l’occasion de la venue à Bourgoin-Jallieu du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, ""la liste d’union de la droite et du centre aux municipales conduite par Vincent Chriqui occupait également le terrain pour aborder le sujet de… l’insécurité avec les Berjalliens. Et oui, tandis que l’équipe d’André Borne (PS, PC, Verts et société civile) recevait le soutien du “militant” Valls jeudi 20 mars, les troupes de Vincent Chriqui (UMP) battaient le pavé sur le marché installé place de l’église. Ce rendez-vous hebdomadaire est toujours propice aux rencontres et aux discussions. Les chalands et autres badauds sont généralement à l’écoute et prennent le temps d’échanger. C’est une tradition bien assise à Bourgoin-Jallieu et Vincent Chriqui l’a bien compris. 
Avec quelques colistiers et militants de la première heure, le prétendant à l’Hôtel de Ville distribuait un document sur les chiffres de la délinquance. Un comparatif réalisé par leurs soins mettait en avant le fait que «Bourgoin-Jallieu affiche des chiffres exceptionnellement élevés avec 90 faits pour 1000 habitants, contre 53 à L’Isle d’Abeau et 39 à Villefontaine.»
Vincent Chriqui soulignait : «Ce tract rappelle la réalité en matière d’insécurité. Bourgoin-Jallieu est bien plus mal placée que les autres grandes villes de notre territoire et la création d’une Zone de Sécurité Prioritaire qui ne couvre pas notre commune risque d’aggraver encore la situation. C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui des comptes au ministre de l’Intérieur.» Il poursuivait, offensif : «La municipalité socialiste a toujours refusé d’agir pour notre sécurité. La police municipale est sous-équipée et se consacre uniquement à des tâches administratives comme le contrôle du stationnement payant. Elle n’est pas présente le soir et la nuit. Quant au ministre de l’Intérieur, il a décidé de mettre en place une Zone de Sécurité Prioritaire avec des effectifs supplémentaires sur les communes de L’Isle d’Abeau, Villefontaine, La Verpillière et Saint-Quentin-Fallavier, mais pas à Bourgoin-Jallieu ! Pour les Berjalliens, c’est la double peine, à savoir une criminalité plus élevée et des moyens qui seront concentrés sur les communes voisines, laissant craindre un déplacement de la délinquance qui pourrait s’accroître encore dans notre ville !»
Autre sujet, Vincent Chriqui, attendait lui aussi des annonces fortes concernant le projet de nouveau commissariat de Bourgoin-Jallieu. Il relevait : «Chacun le sait, celui-ci est dans un état de vétusté insupportable, tant pour les policiers que pour les victimes. Or, le ministre s’est contenté d’évoquer “un bon dossier dont nous allons nous occuper”. Nous sommes très loin d’un engagement ferme. Non seulement la municipalité socialiste n’agit pas pour lutter contre la délinquance, mais elle n’obtient rien du ministère de l’Intérieur. Jeudi 20 mars au soir, nous n’avions ni ZSP, ni certitude sur le nouveau commissariat. Nous ne pouvons vraiment rien attendre des socialistes en matière de sécurité. De notre côté, nous proposons un projet ambitieux dans ce domaine.» Et le candidat à la mairie de citer «le renforcement des moyens de la police municipale, qui sera armée et interviendra le soir et la nuit, afin de lutter effectivement contre la délinquance.» Il promet aussi de «développer la vidéo-surveillance dans tous les lieux sensibles de la ville.» Vincent Chriqui souligne : «Les statistiques démontrent que la délinquance baisse fortement dans les villes qui en sont équipées. Cela contribue à la prévention tout en ayant un effet dissuasif pour les fauteurs de trouble. Elle peut également permettre d’identifier les auteurs de délits.»
Enfin, le candidat UMP promet de «reconstruire le commissariat dans le cadre d’un partenariat public-privé, ce qui ne pèserait pas sur les finances de la ville.» Il détaille : «Il s’agira d’un nouveau bâtiment en deux parties, qui puisse héberger la police nationale d’une part et la police municipale d’autre part. Ce regroupement favorisera la coopération entre les deux forces de sécurité et permettra d’installer un centre de vidéosurveillance moderne géré par la police municipale, dont c’est le rôle, dont les images seront à la disposition de la police nationale pour ses enquêtes.»
Carole Muet
 

2015-04-11