Agnes Obel, chanteuse gracile et pianiste agile au succès fulgurant, charrie dans sa voix d’exquises ritournelles dont les mélodies délicates doivent autant à Satie qu’à Joni Mitchell, à Debussy qu’à Stina Nordenstam. Empruntant tant au classique qu’à la folk, à la pop de chambre qu’aux catacombes rock, le répertoire de la Danoise oscille entre candeur et mélancolie sublime. Un vague à l’âme élégamment orchestré qui finit par ressembler à un rêve éveillé. Sous les ors du Victoria Hall, les émois de son divin deuxième album, Aventine, tutoieront les anges.

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Victoria Hall, jeudi 6 février