Agriculture : pluie d’euros sur les sinistrés climatiques

par | 3 Sep 2021

Les aides apportées aux agriculteurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) touchés par le gel printanier sont spécifiques pour plusieurs raisons.

Entre le 4 et le 8 avril 2021, des épisodes de gel sans précédent ont causé des dégâts considérables, notamment en arboriculture et viticulture en Savoie Mont-Blanc, comme détaillé dans notre dernier numéro (Éco n° 34). Le gouvernement a mis en place un plan “gel” doté d’un milliard d’euros au niveau national. « L’épisode est exceptionnel car violent (jusqu’à -10° C), long et survenu à la suite d’un mois de mars très doux. Un plan d’une telle ampleur n’avait pas été vu depuis trente ans », estime Boris Calland, chef de service “économie agricole” de la direction régionale de l’alimentation, l’agriculture et la forêt (Draaf) Aura.

Le dispositif des calamités agricoles a été accéléré, élargi à des productions habituellement non éligibles (viticulture), avec un taux de prise en charge augmenté. Le 7 juillet, une enveloppe prévisionnelle d’indemnisation de 49 millions d’euros a été réservée pour la région et 81 exploitations ont pu bénéficier d’une avance, les autres percevant l’aide définitive dans les semaines ultérieures. Un tel mécanisme surviendra à l’automne pour les fruits à pépins et la viticulture. « Il est difficile d’estimer le montant exact des aides, mais Aura, Paca et Occitanie constituent le podium », assure Boris Calland.

Préparer les prochains aléas

Sur un plus long terme, la résilience et la gestion du risque des systèmes de production agricoles doivent être abordés. Ainsi, le budget consacré à l’adaptation au changement climatique dans le plan de relance passe de 100 à 200 millions d’euros. Et le Varenne agricole de l’eau et du changement climatique, lancé le 28 mai dernier, envisage trois chantiers :

  • primo, des aides publiques sur les assurances climatiques plus calibrées ;
  • deuxio, des changements de plantations dans les régions ;
  • tertio, un investissement dans les filets anti-grêle, les chauffages antigel, le matériel de stockage de l’eau pour la sécheresse.

« Toutes ces actions sont nécessaires. Sortons du débat entre ceux qui disent que les investissements ne servent à rien car il faut surtout réinterroger les systèmes de production, et ceux qui comptent sur la technologie pour fonctionner comme avant », résume Boris Calland.

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