Le thème de la qualité de l’air s’invite dans les écoles suisses. Le signal du départ a été donné pour des projets pilotes dans quatre classes de Suisse centrale. Elles seront suivies en 2009 par dix autres classes. A l’horizon 2010, ce seront 1’200 écoles qui participeront. Le projet air4life est soutenu non seulement par les services cantonaux de protection de l’air, mais aussi par l’OFEV (Office fédéral de l’environnement), la Ligue suisse contre le cancer et l’Union
Suisse du Métal.

La voix des élèves a de l’importance, pas seulement dans le foyer parental, mais aussi parce qu’ils sont les possesseurs de jardin et tondeurs de gazon de demain. C’est pourquoi le groupe de travail en faveur de l’essence alkylée a lancé le projet scolaire air4life. Ce dernier a pour but d’initier les jeunes de 12 à 14 ans à la qualité de l’air et de les amener à promouvoir une meilleure qualité de l’air. Ils apprendront à quoi tient la qualité de l’air et comment agir pour l’influencer. Le spectre des contenus couvre la qualité de l’air en général jusqu’aux polluants individuels tels que l’ozone, les poussières fines et le benzène. Les élèves seront activement sollicités. Le programme comprend aussi des expériences, des sondages et des enquêtes. A la fin, chaque classe pourra présenter ses travaux sur un site Internet et participer à un concours national annuel.

En 2008, le projet pilote concerne quatre classes d’écoles générales et secondaires de Suisse centrale. En 2009, le projet sera étendu à dix classes. En 2010, plus de 1’000 écoles seront impliquées dans ce projet. Le projet pilote a commencé fin octobre dans le canton de Lucerne. Martin Odermatt, qui y enseigne les sciences naturelles en école secondaire, nous livre ses
premières impressions. « Les élèves ont bien travaillé et réfléchi, ils ont fait preuve de beaucoup d’ouverture et de coopération dans leur manière d’aborder ce thème. Je me réjouis à l’idée des prochains cours ; après tout, la qualité de l’air nous concerne tous », déclare-t-il. Urs Wagner, didacticien spécialiste et auteur de livres scolaires mandaté par l’OFEV pour accompagner le projet, est du même avis : « Les jeunes doivent être initiés aux problématiques actuelles et élaborer ensemble en classe des solutions possibles. La relation à leur propre cadre de vie est importante. La qualité de l’air est un domaine déterminant ». L’exemple de l’essence alkylée illustre parfaitement qu’une meilleure qualité de l’air ne passe pas uniquement par la mise en oeuvre de procédés techniques complexes ou de moyens financiers importants.

Essence verte pour petits appareils
En effet, l’essence alkylée est encore très méconnue, comme l’a révélé une étude représentative, alors que la Suisse compte environ 2,5 millions de petits appareils d’après les estimations des professionnels. A peine 10 pour cent d’entre eux seulement n’émettent pas un cocktail d’émissions dangereuses, car leur moteur fonctionne à l’essence alkylée. La campagne est animée par le groupe de travail en faveur de l’essence alkylée. Ce groupe réunit l’Union Suisse du Métal, la Ligue suisse contre le cancer, l’OFEV (Office fédéral de l’environnement), les services cantonaux de protection de l’air ainsi que les entreprises Honda, Husqvarna, Motorex et Stihl. « Notre objectif commun est de substituer l’essence alkylée à l’essence normale dans le secteur des petits appareils », explique Ulrich Ohnmacht du service de protection de l’air des deux Bâle et président du groupe de travail en faveur de l’essence alkylée. La coopération étroite entre l’administration, les associations et le secteur privé est exemplaire : « l’Etat, les associations et les entreprises agissent dans le même sens. La campagne sur l’essence alkylée se veut un modèle de partenariat public-privé en faveur de la qualité de l’air ! », déclare Gerhard Badertscher, chef d’état-major de la division Protection de l’air et RNI à l’OFEV.

img10937.jpg

Un projet scolaire national pour la qualité de l’air est en prévision.