Airbus a livré lundi à Toulouse le premier exemplaire de son A380 , le plus gros avion de ligne de l’histoire, à la compagnie Singapore Airlines, avec 18 mois de retard et en pleine affaire de délits d’initiés au sein de sa maison mère EADS. « Avec la livraison d’aujourd’hui, nous ouvrons un nouveau chapitre dans l’histoire de l’aviation civile », a indiqué Chew Choon Seng , patron de Singapore Airlines, qui se tenait à côté de John Rose, patron du motoriste britannique Rolls-Royce, qui fournit les réacteurs de l’avion. La livraison de l’A380 a été repoussée en raison notamment de problèmes d’industrialisation, et en particulier dans l’assemblage des câbles électriques. Ces difficultés ont mis en avant le manque d’intégration entre les différentes composantes d’Airbus et conduit à la simplification de la direction franco-allemande. Les espoirs commerciaux de l’A380 sont fondés sur le développement des liaisons entre grands aéroports. Boeing parie en revanche sur les vols directs avec son futur long-courrier Dreamliner B787, dont la date de mise en service vient d’être repoussée de six mois à décembre 2008. Sur ce créneau, l’A350 XWB d’Airbus ne sortira qu’en 2013.

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Airbus a livré son premier A380 à Singapore Airlines.