Que ce nom vous soit inconnu ou qu’il évoque des aventures qui vous ont tenu en haleine, le Musée romain de Nyon vous entraîne dans les pas de ce jeune héros, né en 1948 sous la plume de Jacques Martin, pour le journal Tintin. Disparu en 2010 et dernier des trois grands des Studios Hergé, Jacques Martin fut l’un des principaux acteurs du développement de la bande dessinée francophone au lendemain de la 2e Guerre mondiale. Passionné d’histoire, celui que certains nommèrent le « père de la bande dessinée historique » dessina pour sa créature, parachutée à l’époque de Jules César, une Antiquité rêvée pour porter l’imaginaire, mais qu’il a voulue fidèle à la réalité historique.

Cheminer entre reconstitution archéologique et récit d’aventure par le dessin, qui exige des choix tranchés, crée une dynamique au sein de laquelle il faut trouver l’équilibre. Cette recherche est au cœur de l’œuvre du père d’Alix, qui occupe désormais une place privilégiée dans l’histoire de la bande dessinée.
Des planches originales, des dessins, de nombreux documents et plusieurs films qui donnent la parole à Jacques Martin lui-même ont été réunis par Christophe Goumand, commissaire de l’exposition et archéologue qui a eu la chance de connaître personnellement le grand dessinateur.

ArchéoAlix. L’Antiquité imag(in)ée par Jacques Martin
du 9 juin 2012 au 15 avril 2013

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Jusqu’au 15 avril 2013