Râleurs les Genevois? Il semblerait que oui! Que n’entendons-nous pas sur les Habitants de ce canton? Il paraît même que désormais l’humeur légendaire qui sévit ici ait «contaminé» nos voisins à tel point qu’il fallut retenir le nom de «Grand Genève» pour les intégrer dans ce climat de «jamais content»! Au-delà de la boutade, n’en déplaise aux esprits chagrins, le «Grand Genève» transfrontalier est en marche et n’est pas prêt à cesser son développement. En réalité, l’aventure s’amplifie!

Si cette dénomination, aux premiers abords, fit grincer même intra-muros quelques oreilles sensibles, probablement cette crainte calviniste de paraître, une nouvelle fois prétentieux aux yeux du monde, il se trouve que cette appellation claire, efficace pour la communication, finira par rassembler et promouvoir cette Genève élargie au territoire sans frontière de vie quotidienne partagée.

Depuis longtemps les Autorités avaient jeté les bases de cette évolution en multipliant des accords transfrontaliers uniques en Europe. La charte transfrontalière de l’aménagement du territoire de 1997 prévoyait tout ce dont on parle aujourd’hui, elle était même plus ambitieuse que ça. C’est donc le moment d’avancer.

Sur ce petit territoire comment peut-on entretenir tant de barrages et de complications. Inspirons-nous des fameuses anciennes zones franches qui permettaient la libre circulation des personnes et des biens, avec d’intelligentes et légères frontières administratives. Nous n’avions pas de frontaliers venant de l’autre côté de l’hexagone, mais des voisins immédiats ayant le même état d’esprit et avec lesquels nous pouvions partager naturellement travail, productions locales et espaces de loisirs. Les mentalités sont fort semblables, les ressemblances nombreuses car les mêmes paysages que nous contemplons, du lac aux montagnes, forgent humeur et caractère !

Certes les structures politiques et administratives diffèrent, les accents et les expressions aussi, mais elles ne forment pas une muraille pour qui veut voir l’essentiel.

Profitez donc de l’été, qui s’annonce beau, grand et chaud pour, sans vous en rendre compte, traverser les frontières sur terre, sur l’eau, voire dans les airs (parapentes, ULM etc.) en appréciant cet exceptionnel cadre de vie. En fait c’est la meilleure période pour rester dans ce «Grand Genève» dans lequel on trouve Tout. Vous n’éviterez pas la frustration tant l’offre culturelle, sportive, touristique, gastronomique et commerciale est grande. Vous ne pourrez donc pas tout faire !

Et si dans ce «Grand Genève», vous ne savez plus où vous êtes… montez donc au Salève, et pourquoi pas en téléphérique (voir dossier page 24), pour vous repérer !

L’équipe de l’Extension vous souhaite un bel été.