Apprendre un métier à l’Ecole-club Business

par | 16 Mar 2010

Jacques Clergeot est directeur de l’Ecole-club Migros de Genève. Après 60 ans d’existence, l’institution genevoise connue comme leader dans les formations de langues, de bien-être et de loisirs met l’accent sur des formations directement professionnelles avec l’Ecole-club Business.

Jacques Clergeot, quel est votre parcours avant la directionde l’Ecole-club?
Après des études de philosophie, j’ai commencé en tant qu’enseignant d’éthique des relations internationales à l’Université Catholique à Paris. Par la suite, j’ai été directeur du marketing dans une école de langues à New York, directeur de la Maison de l’Institut de France à Londres et directeur opérationnel d’une école de langues à Genève. Migros m’a recruté et j’ai pris avec enthousiasme la direction de l’Ecole-club en août 2008.

En quelques mots, pouvez-vous présenter l’historique de l’Ecole-club Business?
Profitant de la dynamique des Ecoles-clubs nées sous l’impulsion du fondateur de Migros, Gottlieb Duttweiler dans l’immédiat après-guerre, le concept d’Ecole-club Business a pris forme en Suisse, au début des années 2000, pour répondre à la demande croissante en formations et formations continues dans le domaine professionnel avec certificats et diplômes reconnus. Dans l’élan des propositions faites par la coordination des Ecoles-clubs à Zurich, il a été décidé d’ouvrir un établissement à Genève qui fut inauguré en 2007.

Que recouvre le mot business? L’école est-elle orientée uniquement vers les entreprises?
Le terme «business» a été retenu dans toute la Suisse pour son consensualisme mais cela ne veut pas dire que nos activités s’adressent uniquement aux entreprises. Nous proposons de nombreuses formations à destination des particuliers qui veulent améliorer leurs connaissances, préparer un diplôme et entrer dans la vie active: Management & Economie; Informatique; Formation de Formateurs; Wellness & Fitness; Formations spécialisées. L’Ecole-club propose également des formations sur mesure aux entreprises. Finalement, l’«Ecole-club Business» est avant tout une école de formation professionnelle. Et c’est même à certains égards une Haute école pour certains diplômes que nous préparons.

Quel était le contexte à votre arrivée?
L’Ecole-club Business entrait dans sa phase d’expansion. Au début de son existence, son grand défi était de se faire connaître et reconnaître comme partenaire direct des entreprises et du monde de la formation diplômante. Pour ce faire, il fallait que la population et le grand public fassent la différence entre le contenu historique des offres langues et loisirs de l’Ecole-club Migros, avec celui sans doute plus novateur et professionnalisant de l’Ecole-club Business. C’est chose faite aujourd’hui, les Genevois ont compris que l’Ecole-club Business propose des formations directement utiles sur le marché de l’emploi et ils ne font plus l’amalgame.

Quels sont vos objectifs?
Notre challenge est de continuer à nous imposer et à défendre le sérieux de nos formations qui préparent un avenir professionnel. Depuis une année et malgré la crise, l’Ecole-club Business a vraiment pris de l’ampleur. Un exemple frappant: alors que les formations en langues ont quelque peu peiné, celles orientées «business» ont été fortement sollicitées. Pour toutes ces raisons, nous voyons l’avenir avec beaucoup d’optimisme.

La concurrence à Genève est importante dans le monde de la formation. Comment vous distinguez-vous? Quels sont vos atouts?
Je pense que nous ne manquons pas d’inventivité et que nous proposons des formations qui parfois n’existent pas ailleurs. Nos responsables de secteur améliorent régulièrement leurs formations en inventant des cours nouveaux, voire en abandonnant les cours qui ont perdu leur intérêt. Pour rester à la page, l’Ecole-club Business doit être en constante recherche de nouveautés mais aussi répondre aux besoins immédiats des entreprises, notamment en offrant toujours un service personnalisé. Nous essayons également de nous diversifier. Nous proposons par exemple des team-buildings qui associent cours de cuisine et séances de travail. Ce sont ces formules uniques qui s’ajoutent pour les entreprises à notre panel de formations professionnelles et qui contribuent à ce que nous ne ressemblions à aucune autre école.

Quelle est l’importance du pour-cent culturel?
Le pour-cent culturel est indispensable pour l’Ecole-club. Migros Genève qui nous soutient avec la dotation du pour-cent culturel (0,5% du chiffre d’affaire de l’entreprise) nous permet d’exister et de bénéficier de moyens supplémentaires pour réaliser certains objectifs que d’autres institutions ne peuvent même pas imaginer!.

Aujourd’hui, l’Ecole-club de Genève c’est:
•3 centres de formations (rue du Prince, Balexert, Nyon)
•5 secteurs de formations (langues, loisirs, informatique, management & économie, entreprises)
•350 professeurs
•10 millions CHF de chiffre d’affaires.
•27’000 participants par an
•560’000 heures participants par an (heures de cours suivies par tous les apprenants)
•En 2009: un total de 509 cours différents proposés (dont 403 pour la partie club et 106 pour la partie business).
•L’Ecole-club business à Balexert: c’est un étage entier de 3800m2 qui comprend 48 salles (informatique, langues, cuisine, arts, sports).

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L’équipe de l’Ecole-club Business avec de g. à d. Magda Zbinden (Resp.Produits
Loisirs), Eric Guillet (Resp. Produits Business), Nathalie Garnie (Resp. RH), Patrice Vaucher (Resp. Communication), Carol Pouget (Assistante Direction), Michel Sarrazin (Resp. Ecole-club GE Centre), Jacques Clergeot (Directeur des Ecoles), Alexandre Grillet (Resp. Administration) et Marion Fertikh (Resp. Ecole-club Business)

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