Selon une nouvelle étude scientifique concernant les effets du réchauffement climatique, pas moins de 80% de la banquise pourrait disparaître en été d’ici à 2040 et non 2100 comme estimé précédemment. La surface de l’océan Arctique, couverte par la glace à la fin de l’été à cette échéance ne pourrait être seulement que d’un million de kilomètres carrés, contre 4,6 millions de kilomètres carrés aujourd’hui, indiquent les responsables de cette étude établie conjointement entre l’Université de l’Etat de Washington et l’Administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Les chercheurs ont élaboré des modèles de prédictions prenant en compte les dernières évolutions de la calotte glaciaire dans l’Arctique, qui a subi une «réduction spectaculaire» à la fin des étés 2007 et 2008, au moment où la surface de la glace avait atteint respectivement 4,3 et 4,7 millions de kilomètres carrés. Sur des cartes illustrant leur étude, les scientifiques montrent que le pôle nord est totalement délaissé de la glace à la fin de l’été. En revanche, la banquise subsisterait dans le nord du Canada et du Groenland, où la couche de glace est très épaisse. « Tant d’eau libre (de glaces) pourrait constituer une aubaine pour la circulation maritime et l’extraction de minerais et de pétrole, mais pose le problème de l’adaptation de l’écosystème », indiquent les chercheurs.

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Arctique: fonte de 80% de la glace d’ici 30 ans.