Les associations Vaud-Cliniques et Genève-Cliniques ont tenu une conférence de presse le 5 septembre pour lancer leur nouvelle campagne de sensibilisation aux assurances complémentaires, qui seules permettent l’hospitalisation en clinique privée. Philippe Cassegrain, président de Genève-Cliniques, explique les principales motivations.

Quelle est la situation qui prévaut actuellement en Suisse, en matière d’assurances complémentaires?
Philippe Cassegrain: «Le système de santé devient de plus en plus opaque et complexe, ce qui crée un sentiment d’insécurité. Si le nombre des assurés en assurance complémentaire d’hospitalisation recule ce n’est pas tant en raison de son coût – c’est un marché régi par la concurrence – mais bien par la hausse constante des primes de l’assurance de base.»

Quels sont les principaux arguments qui plaident en faveur des complémentaires dès lors que la qualité des soins du secteur public, en Suisse, n’est pas en cause?
«Le libre choix vient en tête: celui du médecin bien sûr, de l’établissement ensuite, de la date d’entrée et surtout de la date de l’intervention (il n’y a pas d’attente, ce qui est un argument fort) et enfin celui du choix du degré de confort souhaité, en semi-privé ou en privé. Outre ces libertés fondamentales du patient que garantit l’assurance complémentaire d’hospitalisation, il faut encore citer une personnalisation accrue des soins, de l’accueil aux soins infirmiers, et une disponibilité de tout le personnel, médical, infirmier, administratif. Ce n’est pas le moindre des avantages.»

Vous effectuez de régulières consultations de vos clients, notamment dans le cadre de l’amélioration de la qualité, quelles sont leurs principales attentes?
«Nos clients et patients manifestent leur grand attachement au libre choix du médecin et de l’établissement. Ils confirment aussi l’importance accordée aux critères de qualité, tant médical qu’hôtelier, et à l’atmosphère de sécurité et de confiance qu’ils ressentent dans une clinique privée où les efforts sont permanents pour personnaliser les soins et la prise en charge. La taille de la clinique, son environnement, contribuent aussi à les rassurer.».
propos recueillis par Philippe Amez-Droz

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Pierre-Frédéric Guex,président de Vaud-Cliniques, et Philippe Cassegrain, président de Genève-Cliniques