Socialistes et syndicats sont montés au créneau pour défendre l’avenir de l’AVS. D’après eux, l’assurance sociale est en bonne santé, mais la droite pourrait, après les élections l’amputer de plusieurs milliards. Le Conseil fédéral veut économiser 5,4 milliards de francs sur le dos des assurances sociales, dans le cadre de l’examen des tâches de la Confédération, a indiqué Hans-Jürg Fehr. Le président du PS a dénoncé un « plan secret » contre l’AVS. Et d’étayer sa thèse avec des documents du Département fédéral des finances. Ce n’est qu’après les élections qu’il sera décidé où les coupes seront réalisées. Hans-Jürg Fehr juge le procédé « déloyal ». Selon lui, la majorité de l’UDC et du PRD n’osent guère rendre publique l’étendue de ces coupes budgétaires avant les élections, car cela risquerait de plomber leur campagne.

Alors que le Conseil fédéral a l’AVS en point de mire, le PS veut lui renforcer cette assurance sociale, indique son président. Concrètement, les socialistes demandent une augmentation des rentes de 50 francs par mois. Côté financement, le PS propose une taxe de 5% sur les dividendes, afin que les revenus du capital contribuent eux aussi au financement des assurances sociales. L’Union syndicale suisse (USS) considère aussi l’UDC et le PRD comme « un danger pour l’AVS », assure son président Paul Rechsteiner. Et l’USS d’enfourcher son cheval de bataille: un âge de la retraite flexible, permettant à chacun de prendre sa retraite dès 62 ans, quel que soit son revenu, comme le demande son initiative déposée en mars 2006.

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De manière concrète, le PS veut renforcer l’assurance sociale