BNS: climat très favorable

par | 28 Août 2006

A l’invitation de la Fondation Genève Place Financière et de son président Ivan Pictet, Jean-Pierre Roth, Président de la Direction Générale de la Banque Nationale Suisse (BNS), s’est exprimé ce 28 août face à un parterre de banquiers et d’experts financiers. Sujet de la conférence: « Conjoncture et inflation: la croisée des chemins? » Avec brio, le patron de la BNS a d’abord brossé un tableau très positif de la situation économique mondiale. « Une économie américane proche de l’état de grâce, le quasi plein emploi, des capacités de production tournant à plein régime, une consommation élevée, les USA se portent bien ». En Europe, les indices sont également favorables, avec une croissance en hausse, à l’image de l’Allemagne qui affiche une excellente santé. Pour ce qui est de l’Asie, la Chine a une croissance à deux chiffres ( 10%) et le Japon est en phase de normalisation.

Suisse: tableau positif
Quant à la Suisse, l’orateur a d’emblée déclaré: « La conjoncture est dynamique et l’inflation est sous contrôle ». Le bon premier semestre devrait être suivi par une deuxième moitié d’année aussi bonne. Le climat de consommation est à la hausse. En ce qui concerne la hausse des taux hypothécaires, Jean-Pierre Roth estime qu’elle a une incidence marginale, en précisant que « la hausse des prix de l’immobilier est bien moins importante en Suisse que dans les pays voisins ». Ce qui veut dire que les prix pourraient encore monter sans atteindre des niveaux excessifs.

L’incertitude des prix du pétrole
Quant aux perspectives en Suisse, Jean-Pierre Roth demeure confiant, avec un niveau de chômage bas et une inflation qui ne devrait pas dépasser les 1,5%. Concernant la croissance, le conférencier table sur un 2%, tout en mesurant ses propos « car il est difficile de connaître l’évolution des prix de l’énergie, et du pétrole en particulier ».

COSA: une initiative à rejeter
La votation du 25 septembre sur l’initiative COSA n’a pas été absente de l’intervention de Jean-Pierre Roth. « Les chiffres qui sont articulés par les partisans de COSA sur les bénéfices de la BNS sont irréalistes. Les initiants tablent sur des gains qui sont, et loin s’en faut, pas garantis. Il s’agit de chiffres manipulés. C’est pour rectifier ces données erronées que la BNS est au coeur du débat, bien que cela ne soit pas son rôle. Les Suisses ne doivent pas se laisser séduire par des arguments totalement déplacés et refuser cette initiative ». Puis répondant à une question de François Schaller, Rédacteur en chef de Private Banking, Jean-Pierre Roth a conclu « Je fais confiance aux Suisses. Ils sont rationnels dans leur comportement et diront Non à COSA ».

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Jean-Pierre Roth, Président de la Direction Générale de la Banque Nationale Suisse (BNS)

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