Les gâtés que nous sommes, nous habitants de Genève, pourrions, tant il y a d’événements majeurs sur ce petit territoire, oublier parfois que notre rayonnement international, l’une des sources de notre bien-être, nous le devons en majeure partie à ceux qui viennent d’ailleurs. C’est ainsi depuis bien des lustres.
Le 20 novembre dernier, quand la Fondation pour Genève a remis son prix 2006 à Kofi Annan, le Secrétaire général de l’ONU jusqu’à fin décembre, devant un parterre inouï de personnalités, c’est en réalité le ghanéen qui honore Genève en le recevant. Cette Genève qu’il affectionne en particulier au point de s’y installer dès que son mandat prendra fin.
C’est pourquoi, nous avons décidé dans ce journal qui franchira le cap de la nouvelle année de demander à quelques diplomates de vous présenter, chers lecteurs, leurs vœux pour 2007 (page 5). Qu’ils soient ici remerciés de leur aimable participation.
Les richesses culturelles, philosophiques et, bien entendu, économiques et sociales, que nous apporte le monde international ne sont plus à démontrer. Elles sont souvent jalousées par d’autres pays qui régulièrement tentent d’attirer telle organisation ou exposition en offrant des conditions faramineuses. Il suffit de suivre la saga Telecom pour en être conscient.
C’est dire si aujourd’hui l’acquis ne suffit plus! Se reposer sur ses lauriers, aussi prestigieux soient-ils, est même dangereux. C’est pourquoi toute initiative ayant pour but de stimuler l’action locale et régionale est la bienvenue.
Toute proportion gardée, c’est bien ce que tente de réaliser la 3ème «Place des Affaires», ce rendez-vous devenant incontournable des entreprises certes, mais aussi de toutes celles et de tous ceux qui sont motivés par une Genève innovante.
Le choix d’installer ce salon au cœur de la Genève internationale, au CICG (Centre International de Conférences de Genève) n’est d’ailleurs pas innocent. Faire se rencontrer tout secteur d’activité, du domaine public et privé, du monde local, régional et international est un pari qui commence à être gagné.
Tisser et renforcer les liens entre tous les acteurs responsables par leurs actions socio-économiques des destinées de cette ville et établir un nouveau dialogue entre des personnes ayant des sensibilités et responsabilités diverses est l’une des volontés exprimées par les organisateurs de ce jeune événement (page 13). Un illustre étranger du nom de Voltaire ne disait-il pas «…je ne suis pas de votre avis, mais je me battrai pour que vous puissiez l’exprimer…». Ce sont là mes vœux pour une lumineuse nouvelle année à vous toutes comme à vous tous!