Le WWF rend attentif sur le circuit lié au biocarburant.En effet, le Conseil fédéral veut soutenir les biocarburants par une exonération fiscale. Problème: la production des matières premières, telles que l’huile de palme ou les betteraves à sucre, est souvent liée à une pollution de l’environnement.

Une production peu écologique?
Les carburants issus de matières premières renouvelables – appelés communément «biocarburants» – pourraient contribuer d’une manière non négligeable à la réduction du CO2. Raison pour laquelle le Conseil fédéral prévoit de les exonérer de l’impôt sur les huiles minérales. Une proposition de modification correspondante de la loi sera déposée au Parlement cet automne ou cet hiver. Souvent néanmoins, les carburants végétaux ne méritent pas cette exonération, car leurs matières premières ne sont pas issues d’une production écologique. «Aujourd’hui, on abat déjà des forêts tropicales pour planter des palmiers à huile, du soja et de la canne à sucre», met en garde Patrick Hofstetter, expert climatique du WWF. «Et la demande en carburants végétaux progressant, la pression sur les forêts du Sud ne fera qu’augmenter.»

Le WWF exige de la cohérence
Le WWF exige donc que l’on ne soutienne que les carburants contribuant efficacement à une réduction de la pollution. Pour le WWF, une exonération fiscale n’entre donc en ligne de compte que si la production des matières premières est réalisée dans le respect de normes écologiques et de critères sociaux (FSC pour le bois, critères RSPO pour l’huile de palme, critères de Bâle pour le soja).

Personne de contact:
Adrian Stiefel, directeur du programme Climat et Energie, WWF Suisse, 079 253 79 90, adrian.stiefel@wwf.ch

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