Centre Hospitalier Métropole Savoie : les urgentistes veulent élargir la grève

Centre Hospitalier Métropole Savoie : les urgentistes veulent  élargir la grève

En l’absence d’avancées probantes, les grévistes veulent amplifier le mouvement.

Après six mois de grève, avec piquet tous les mardis devant les urgences chambériennes, c’est le visage grave et parfois au bord des larmes que les représentants syndicaux et le collectif inter-urgences du centre hospitalier Métropole Savoie (CHMS) qui réunit les sites d’Aix et Chambéry, ont annoncé, mardi 17 septembre, leur intention d’étendre le mouvement.

Tous les services des hôpitaux, les sapeurs-pompiers, les salariés des Ehpad (maisons pour personnes âgées) et les usagers sont invités à se joindre à eux, car « ce qui se passe aux urgences est juste l’arbre qui cache la forêt. » Perte sévère de pouvoir d’achat (baisse du point d’indice), heures supplémentaires non payées (4 500 l’an dernier au CHMS, rien que pour les infirmiers, selon les grévistes) et même mise en danger de la santé des soignants et des patients faute de personnels… « Et en plus, on essuie des insultes et l’agressivité ne cesse d’augmenter », souffle Alexandra Genevois, représentante du personnel soignant.

Les représentants du personnel du centre hospitalier Métropole Savoie (CHMS) appellent à une généralisation du mouvement. La manifestation du 26 septembre s’annonce soutenue.

Violences en hausse

Selon les grévistes, il manquerait entre 40 et 50 infirmiers au CHMS. Problème : temps partiel et CDD (les seuls contrats proposés) ne permettent pas d’attirer les diplômés. Les économies sur les dépenses publiques d’État imposées par Bercy (29 milliards) ne sont pas de nature à améliorer la situation.

« Les salaires dans la fonction publique ne représentent que 21 % de la dette et on nous rend responsable de la faillite du pays », s’indignent les syndicats. La direction du CHMS a proposé fin août quelques mesures d’ajustement. Insuffisantes, aux yeux du personnel mobilisé qui, bien plus que leur direction, vise le gouvernement. Parallèlement, les agents hospitaliers attendent toujours, aussi, un signe des politiques locaux.


Par Jérôme Bois

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