Centre hospitalier Pierre Oudot : L"™hôpital berjallien acteur de santé publique depuis 1266 : à§a se fête !

par | 13 Mai 2017

Personnel, patients et visiteurs vont être servis. Durant le mois de mai, ""le Centre hospitalier Pierre Oudot fête un double anniversaire : les 5 ans du nouvel établissement sur le site du Médipôle et les 750 ans de l’institution, fondée en 1266 par les moines Antonins. Le 17 mai marquera jour pour jour les cinq ans de l’installation des équipes médicales dans de nouveaux murs, équipement à la pointe de la modernité. Mais l’histoire remonte au Moyen-âge…
De fait, d’après des archives datant de 1880, l’origine de l’hôpital de Bourgoin-Jallieu remonterait à 1266, date à laquelle les Antonins, moines installés en Dauphiné, fondèrent une filiale de leur Commanderie. Quant au site de l’ancien hôpital, en centre-ville, il aurait été acquis en 1896 afin d’y construire un bâtiment destiné à abriter les malades d’une garnison militaire avant que l’hôpital ne devienne civil en 1929.
Progressivement, l’hôpital a vu évoluer son architecture et ses activités. C’est en novembre 1975 que les Berjalliens voient la mise en service du bâtiment principal de six étages. A cette époque, ce changement marque une étape importante dans le développement du plateau technique. C’est ce qui conduira l’établissement à être classé Centre hospitalier général en 1980. Depuis ces années “marquantes”, la modernisation de l’hôpital n’a cessé de se poursuivre avec en 1989 l’installation d’un scanner, la construction d’un bâtiment supplémentaire pour la médecine gastroentérologique  et une nouvelle maternité (1990-1991). Suivra la reconstruction du bloc opératoire et de la stérilisation centrale (1994-1995), sans oublier le service d’imagerie médicale et le laboratoire (1996). C’est aussi en 1996 que l’établissement sera officiellement baptisé Centre hospitalier Pierre Oudot. L’année 1999 sera quant à elle marquée par l’ouverture d’un service de médecine interne. En 2003, l’établissement se dote de dix lits supplémentaires en médecine, ainsi que d’un IRM.
Le jeudi 24 janvier 2008, c’est la pose de la première pierre sur le site du Médipôle, le centre hospitalier Pierre Oudot ouvrant une nouvelle page de son histoire le 17 mai 2011. Afin de fêter cette belle aventure, il y aura un peu de musique, un peu de culture, un peu de “people”, un peu de prévention médicale et beaucoup d’innovations au programme jusqu’au 31 mai. Les festivités ont été lancées ce mardi 10 mai à 12h45 avec un concert de percussions du groupe “Vibrations Mystiques” sur le parvis de l’hôpital. Le personnel, les visiteurs, mais aussi des patients, se sont laissés entraîner par le rythme enivrant de “musiques du soleil”. Il y avait des percussions, de la salsa… Ce fut une belle entrée en matière pour ce double anniversaire !

De l’Hôtel Dieu au Médipôle… toute une histoire
La fraternité laïque des Antonins à Bourgoin fut sans doute fondée vers 1096. Ces moines avaient en charge les soins aux indigents, notamment ceux atteints du “mal des ardents”, dû à une mauvaise qualité alimentaire. Une commanderie générale est attestée à Bourgoin dès 1266, fondée près de la porte Saint Antoine. La chapelle est datée de 1503. Elle a été surélevée et le tympan sculpté à la fin du XIXe siècle.
La fin des guerres de religion et la contre-réforme catholique conduisent à un nouvel élan religieux. Une confrérie de pénitents blancs et deux ordres religieux sont créés à Bourgoin, relayant l’ordre de Saint Antoine en plein déclin. Des laïcs interviennent ensuite en créant dans le quartier Cachipan, près de l’église Saint-Jean-Baptiste, une maison des pauvres sous le nom de Charité de Bourgoin. Elle est réunie à l’hôpital à la fin du XVIIe siècle et prend le nom d’Hôtel-Dieu-Charité. Les bâtiments de l’ancienne commanderie sont reconstruits en 1755. Avec la Révolution, une nouvelle organisation hospitalière est mise en place : les hôpitaux sont destinés aux malades et les hospices aux vieillards, aux enfants ou aux infirmités durables. L’hôpital est désormais un établissement public local. La chapelle sera rendue au culte le 14 janvier 1805.
Un hospice de vieillards est fondé grâce au legs de Suzette Couturier dans le quartier de La Folatière en 1872, établissement aujourd’hui détruit. Un hôpital, destiné aux pauvres de la commune, est créé à Jallieu avec le legs de Delphine Neyret en 1877. Puis un asile de vieillards voit le jour grâce à la générosité de l’industriel Théophile Diéderichs.
Avec l’implantation d’une caserne de 600 hommes à Bourgoin en 1878, une nouvelle organisation hospitalière est nécessaire. En 1888, un vaste terrain autour de la maison Orcel est acheté. La construction d’un hôpital mixte (civil et militaire) est décidée. L’hôpital reste communal mais prend également en compte la population du canton de La Verpillière. L’hôpital-assistance devient hôpital-centre de soins. Les religieuses du Saint Sacrement d’Autun sont remplacées par un personnel laïc. Les anciens bâtiments de l’Hôtel-Dieu, à l’exception de la chapelle Saint Antoine, sont vendus à Charles Bonhomme. Pendant la 1ere guerre mondiale, l’hôpital civil est complétés par des hôpitaux temporaires dont ceux de la Croix-Rouge, installés dans l’école Saint-Joseph et l’usine Trapadoux.
À la fin du XIXe siècle, les villes de Bourgoin et Jallieu ont chacune des hospices modernes. À l’intérieur des murs, le vieil hospice Saint Antoine reste inchangé. Il est cependant trop petit, vétuste et mal adapté. Son action sanitaire est plus spontanée et charitable que structurée. De plus, les 600 hommes du bataillon ne peuvent plus se contenter des locaux au rez-de-chausée. En 1896, la commission des hospices se décide à racheter un grand terrain situé entre la route d’Italie et la rue des Moulins avec une maison d’habitation. La Maison Orcel, du nom de l’ancien propriétaire, sert de service de soins pour la garnison. C’est donc à l’administration militaire que l’on doit l’ancien Centre hospitalier. Cependant, en août 1896, le conseil municipal décide de réunir tous les services hospitaliers civils et militaires. La même année, une autre parcelle est achetée par la Ville afin de prolonger l’avenue de La Folatière jusqu’à la route d’Italie.
En avril 1897, une nouvelle partie du terrain est choisie pour la construction d’un hôpital neuf doté de 72 lits. Bientôt, les deux pavillons en bordure de la route s’élèvent. Bien qu’inachevés, ils sont inaugurés en 1902 par le ministre de la Guerre, le Général André. Le transfert des malades se fait le 1er mai 1903 et un personnel civil remplace les religieuses. L’Hôtel-Dieu-Charité a vécu. La chapelle, d’abord atelier de menuiserie puis entrepôt, devient en 1929 le Musée Victor Charreton, tandis que les salles annexes abritent de nombreuses sociétés comme l’Harmonie et la Société des Amis des Arts.
C’est dans le bâtiment en bordure de la route d’Italie qu’est aménagé l’hôpital militaire. En 1929, les salles sont mises à la disposition des hospices et un service de chirurgie est installé. Il fonctionne jusqu’à l’édification du bâtiment moderne qui entre en fonction en novembre 1975, avant d’être transformé pour d’autres spécialités. Les sections “clinique” et “maternité” seront inaugurées en 1933 en même temps que le Parc des Sports, le Musée et le Collège des filles, sous la municipalité de Robert Belmont. L’organisation hospitalière se transforme entre spécialisation des services et évolutions techniques, réorganisation et extension des bâtiments jusqu’au Médipôle dans la zone de la Maladière, regroupant le Centre hospitalier Pierre Oudot, la clinique Saint Vincent de Paul / Maternités Catholiques et le Centre psychothérapique Nord-Dauphiné.
(Tiré des archives de l’Hôpital, du Musée de Bourgoin-Jallieu et du livre “Bourgoin-Jallieu au passé simple” du Docteur Yves Lacour.)
Carole Muet

Le programme des festivités
Mardi 17 mai :
On découvre ! Pour le jour “J”, une surprise de taille (1,93 m et 100 kg) attend les visiteurs. Pour l’heure, le secret est bien gardé.
Mardi 24 mai : On s’informe ! De 9h à 17h, dans le hall d’accueil, on parlera prévention et hygiène. Un stand d’information et de démonstration se tiendra toute la journée pour sensibiliser soignants, patients et visiteurs aux règles et aux enjeux de l’hygiène des mains.
Mercredi 25 mai : On communique ! De 11h à 14h, dans la salle Médipôle, on aura droit à une présentation des nouveaux outils de communication de cet hôpital connecté : projection du film institutionnel inédit du Centre hospitalier Pierre Oudot, présentation du nouveau site internet, présentation de la présence du CHPO sur les réseaux sociaux.
A midi : Lancement du livre “Jeux de mémoire” retraçant 6 ans de travail, de l’ancien vers le nouveau centre hospitalier. Les Berjalliens sont invités à venir nombreux rencontrer les auteurs.
Jeudi 26 mai : On imagine ! De 12h30 à 13h30 sur le parvis et dans le hall d’accueil, une manifestation culturelle sera ouverte à tous. Entrez dans le monde enchanté des histoires des conteuses de l’Atelier contes de la médiathèque de Bourgoin-Jallieu.
Mardi 31 mai : On innove ! À partir de 19h dans la salle Médipôle : Conférences sur “5 ans d’innovations”. Venez découvrir les nouvelles offres de soins de l’hôpital : hypnose, ateliers de prévention du diabète, ateliers pour les jeunes mamans, urgences pédiatriques…
""""


2017-05-13

Découvrez également :

1 semaine pour 1 emploi : l’opération nord-iséroise maintenue à Villefontaine

Organisé du 1er au 9 octobre en région Auvergne-Rhône-Alpes, l'événement se donne pour objectif de répondre à la crise économique tout en s'adaptant aux risques sanitaires. En Isère, en combinant rendez-vous physiques et digitaux, ce ne sont pas moins de 16 événements...

Marie-Pierre Montoro-Sadoux à la tête de Chambéry-Grand Lac économie

Première adjointe au maire d’Aix-les-Bains et conseillère régionale, Marie-Pierre Montoro-Sadoux  succède à Xavier Dullin à la présidence de Chambéry- Grand Lac économie. Lancé en 2017, le syndicat mixte œuvre au développement économique du territoire....

Votations : un vent progressiste souffle sur Genève et la Confédération

Rejet de l’initiative dite « de limitation » de la libre circulation, adoption d’un salaire minimum et d’un véritable congé paternité, initiative en faveur d’une nouvelle mobilité… Les Suisses s’ouvrent franchement au progrès social. Les résultats des votations du...

Crise : vers un retour anticipé à la normale

Patrick Croissandeau, directeur de la Banque de France dans l’Ain, a fait le point sur les dernières prévisions, plus favorables en septembre qu’en juin.  « Par rapport aux différents scénarios envisagés, nos pré­visions de septembre compa­rées à celles de...

Sportivement, économiquement, la JL rebondit

Pas d’équipe sans leader, pas de leader sans équipe ! Les 4e rencontres du leadership de la JL bourg basket ont étudié sportivement le sujet, tout en lançant la saison. À la JL Bourg Basket, la saison 2019-2020 qui s’est achevée pré­maturément à la 25e journée avec le confinement, c’est l’histoire de la bouteille à […]

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.