Une étude menée par l’UNIGE a défini un seuil-limite des lésions cérébrales responsables du déclin cognitif. Tous les cerveaux âgés comportent des lésions vasculaires et dégénératives, sans pour autant que les individus évoluent vers la maladie d’Alzheimer ou la démence sénile. Existe-t-il un point critique pour déclarer l’état de maladie? Chaque forme de démence est-elle associée à un profil précis de lésions? Une équipe interdisciplinaire de l’Université de Genève (UNIGE) s’est penchée sur ces questions, affinant ainsi la démarcation, jusqu’ici restée floue, entre la norme et la pathologie. Sur la base d’une analyse minutieuse des cerveaux de 156 sujets, suivis prospectivement, un seuil-limite a été établi pour chaque type de lésion, une limite au-delà de laquelle la probabilité de développer une démence est élevée. Ces résultats ont fait l’objet d’une parution dans Brain, importante revue de neurologie clinique.

Une étude serrée
Existe-t-il un seuil critique pour déclarer une maladie ? Chacune des formes de démence correspond-elle à un profil précis de lésions ? Telles sont les questions auxquelles les scientifiques peuvent apporter aujourd’hui de nouveaux éléments de réponse. Systématiquement mises en corrélation avec un tableau clinique, les estimations du nombre de lésions que présente un cerveau ont permis de développer une méthode simple et fiable pour définir un seuil-limite de pathologie. Un seuil au-delà duquel un sujet sain présente un risque élevé de démence.

Un bond en avant
Dans quelques années, la clé de lecture que dessinent les algorithmes obtenus par cette équipe de l’UNIGE, combinée aux progrès incroyablement rapides des technologies de l’image, permettra de prévoir, et donc de mieux prévenir, les évolutions morbides des cerveaux vieillissants. Les diagnostics seront affinés pour offrir le meilleur traitement en fonction de chaque typologie de démence. Ces nouveautés ouvrent ainsi une voie dans la lutte contre des problèmes prioritaires de santé publique.

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Une étude menée par l’UNIGE définit un seuil-limite des lésions cérébrales responsables du déclin cognitif.