«Nous venons de vivre le climat du futur» pourrait être, en substance, la conclusion qui se dégage de l’étude que le prof. Martin Beniston, climatologue à l’Université de Genève (UNIGE), publie ce jour. En effet, en comparant les données météorologiques depuis 1900 avec celles d’une simulation climatique de la période 2071-2100, le scientifique montre que les saisons exceptionnelles que nous venons de vivre en Suisse (canicule 2003; automne-hiver 2006- 2007; printemps 2007) sont très proches de celles que nous expérimenterons de manière répétée dans le climat plus chaud des décennies à venir. Parus dans Geophysical Research Letters, ces résultats offrent une meilleure compréhension des impacts environnementaux et économiques d’un temps anormalement chaud et permettent ainsi de réfléchir à des stratégies visant à réduire les risques associés à ces périodes de «fièvre météorologique».

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D’après l’étude établie par Martin Beniston, les résultats montrent que les dernières saisons vécues anticipent en quelque sorte celles que nous vivrons de façon récurrente à l’avenir.