Cliniques contre la caisse unique

par | 2 Fév 2007

Le comité de l’Association des Cliniques Privées de Genève (Genève-Cliniques), qui regroupe huit établissements, recommande de voter non le 11 mars prochain à l’occasion de la votation portant sur l’instauration d’une caisse unique. Genève-Cliniques s’inquiète des risques d’étatisation accrue et du mode de financement: «La caisse unique pénaliserait encore davantage la classe moyenne». L’association recommande de renforcer la concurrence entre les assureurs. Affiliée à la Fédération des Entreprises Romandes (FER), l’Association des Cliniques Privées de Genève (Genève-Cliniques) s’est déclarée unanimement défavorable à la création d’une caisse unique, tout en relevant la nécessité de «renforcer le contrôle des assureurs maladie pour la part liée à l’assurance obligatoire des soins».

Arguments en faveur du Non
Présidée par Philippe Cassegrain, Genève-Cliniques relève toute une série d’arguments en faveur du «non», le 11 mars prochain, lors du vote de l’initiative populaire fédérale:

-Création d’un «monstre» aux plans administratif et financier;
-Création d’un monopole qui risque d’être peu incitatif à la baisse des coûts de la santé;
-Entité contraire à l’esprit décentralisateur de notre système politique, avec un éloignement des réalités des différentes régions de Suisse;
-Liberté de choix restreinte;
Etatisation de l’assurance obligatoire des soins. En sa qualité d’organe de surveillance, l’Etat sera juge et partie;
-Suppression de toute forme de concurrence, même si celle-ci n’est actuellement pas satisfaisante;
-Conflits d’intérêt;
-Mode de financement en fonction des revenus, ce qui revient à créer un impôt supplémentaire qui touchera essentiellement la classe moyenne;

Recommandations de Genève-Cliniques
-Renforcement du contrôle des assureurs maladie pour la part liée à l’assurance obligatoire des soins;
-Présence dans un organisme de contrôle des représentants des prestataires de soins et des représentants des assurés;
-Séparation claire des activités relatives à l’assurance obligatoire des soins et celles relatives aux assurances complémentaires;
-Renforcement de la concurrence entre les assureurs;
-Développement d’offres originales (HMO, médecin de famille, managed care, entre autres) en les rendant attractives au plan financier;
-Lien réel entre la qualité des soins et le mode de remboursement.

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Philippe Cassegrain

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