Christel Petitcollin est psychothérapeute, conférencière et écrivain. Passionnée de relations humaines, elle accompagne des hommes et des femmes sur le chemin du changement et du développement personnel.

Elle a publié plusieurs ouvrages. Le dernier aborde le thème de la manipulation mentale. De plus en plus de gens vivent au quotidien des situations de chantage affectif, de domination individuelle dans le couple ou de jeux de pouvoir au travail. Ils sont les victimes d’une catégorie d’individus nuisibles et destructeurs dont le but reste le même à travers les siècles: satisfaire leurs priorités à nos dépends. Comment identifier ces prédateurs et comment échapper à leur emprise – tel est l’objectif de ce dernier ouvrage: «Echapper aux manipulateurs» aux éditions Guy Trédaniel.

Quel était votre rêve lorsque vous étiez enfant?
J’avais un grand rêve qui était d’écrire des livres. A dix ans, j’ai commencé mon premier roman; je le lisais tous les soirs à ma grande sœur, mais elle riait tellement que j’ai fini par me vexer et un jour j’ai jeté au feu ce premier manuscrit. Puis, il y a quelques années, j’ai repris mon rêve. J’ai écrit plusieurs livres. Ce ne sont pas des romans, mais mon désir est qu’ils soient utiles car ils parlent de communication et de développement personnel.

Quand on vous laissait libre de choisir une activité, qu’aimiez-vous faire?
Je lisais beaucoup. Je faisais aussi de la danse classique. Petite fille, cela rejoignait mes rêves de princesse. Plus tard, j’ai réalisé que j’avais beaucoup d’énergie et que la danse me permettait de la canaliser. Elle contribuait ainsi à mon équilibre.

Avez-vous eu auprès de vous quelqu’un qui croyait en vous, une sorte de mentor?
A l’adolescence, j’ai rencontré deux professeurs. L’une enseignait le français et l’autre l’anglais. Elles ont été pour moi des images positives et m’ont donné tout ce dont j’avais besoin pour croire en moi. L’une d’entre elles notamment avait une attitude très maternelle et une grande conscience de mes capacités littéraires. D’ailleurs dans la cour de récré, on m’appelait le P’tit Larousse parce que je possédais un vocabulaire qui n’était pas de mon âge. Mais ce prof validait ce talent.

Dans les moments difficiles, quelles sont vos ressources?
Aujourd’hui, c’est ma famille, mes enfants, mes amis. Mon endroit ressource, c’est mon cocon familial. Le sport est resté aussi très important pour moi. Il y a également ma région natale: le midi de la France et le bord de mer.

Quels sont les points faibles ou les limites que vous avez dû dépasser?
J’ai appris à tenir compte de mes limites physiques et psychologiques. Je suis allée jusqu’au burn out pour prendre conscience que je suis capable d’aller trop loin: quand quelque chose me plaît, je ne compte pas l’énergie investie et je peux arriver très vite au surmenage.

Réussir sa vie, quelle forme est-ce que cela prend pour vous aujourd’hui?
Je souhaite maintenir l’équilibre entre un métier passionnant, ma vie de famille, et garder de la place pour les loisirs. Je constate que je manque souvent de vie culturelle. Un de mes objectifs pour cette année est d’aller plus souvent au cinéma, au théâtre, au concert ou visiter un musée.

En quoi votre dernier livre sur les manipulateurs va-t-il dans le sens de votre projet de vie?
J’ai le sentiment d’avoir une mission qui consiste à mettre les outils de communication que je possède au service du grand public, notamment grâce à l’écriture. Cela me fait très plaisir lorsqu’on me dit que mes livres sont clairs et que les lecteurs ont pu tirer un bénéfice concret pour leur vie quotidienne. Ce livre s’inscrit donc dans mon projet de mettre à disposition des gens des données psychologiques complexes mais que j’ai su rendre accessibles au plus grand nombre.

Christel Petitcollin donnera une conférence en collaboration avec Roselyne Fayard sur le thème de la manipulation mentale le mercredi 23 janvier à 18 heures, Place des Affaires au CICG. Entrée libre.

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Christel Petitcollin est psychothérapeute, conférencière et écrivain.