Plus de 25 ministres de l’environnement et une quarantaine de pays se réuniront les 14 et 15 septembre prochains près de Zürich à l’invitation de la Suisse et du Kenya. Ces deux jours doivent servir à explorer les compromis possibles afin que des décisions soient prises lors de la prochaine conférence mondiale sur le climat, en novembre à Nairobi.

Le futur de la politique climatique internationale
Les travaux, présidés par le président de la Confédération Moritz Leuenberger et le ministre de l’environnement du Kenya Kivutha Kibwana, porteront sur le futur de la politique climatique internationale, les mesures d’adaptation aux changements climatiques et les priorités de l’Afrique et des pays en développement. En tant que pays alpin vulnérable aux changements climatiques, la Suisse a tout intérêt à ce que la politique internationale climatique progresse et qu’un régime international efficace soit mis sur pied pour lutter contre le réchauffement climatique. Elle a donc organisé avec le Kenya qui présidera en novembre la 12ème conférence mondiale sur le climat ces consultations ministérielles informelles en Suisse. Ces discussions s’inscrivent également dans le cadre de la politique de développement durable de la Confédération. D’autre part, cette collaboration avec le Kenya est représentative de l’accent que Moritz Leuenberger veut mettre sur l’Afrique lors de son année présidentielle.

Deux processus prioritaires
Les consultations ministérielles de Rüschlikon doivent permettre de trouver des positions communes pour la Conférence de Nairobi. Elles porteront sur le futur de la politique climatique mondiale et notamment sur la période de l’après-Kyoto. Les consultations de Rüschlikon devraient permettre de progresser à Nairobi dans deux processus prioritaires en cours: les discussions sur l’engagement de tous les pays pour réduire les gaz à effet de serre dans le cadre de la convention des Nations Unies sur les changements climatiques et la définition des prochains objectifs de réduction dans le cadre du Protocole de Kyoto.

Soutien aux PVD
Les discussions aborderont également le nécessaire soutien à apporter aux pays en développement afin qu’ils puissent faire face aux changements climatiques. Elles porteront aussi sur les priorités de l’Afrique et des autres pays en développement, priorités qu’il faut concilier avec des objectifs climatiques.

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Pour que les glaciers perdurent, une « climattitude » s’impose