Quelle belle assistance ! aurait-on pu s’écrier à la vue de l’audience qu’à remporter ""la séance du conseil municipal qui s’est tenu lundi dernier à la salle de l’Orangerie. Oui, il y avait du monde et… même du beau monde. On pouvait reconnaître quelques co-listiers des prétendants au fauteuil de maire de l’Hôtel de Ville. Autant dire que nous sommes bien entrés en campagne électorale.
Les rangs étaient pleins et l’auditoire des plus attentifs au déroulé de la soirée. Tout se déroulait dans le meilleur des mondes… Enfin, presque ! Quelques “piques” ont été lancées çà et là. Des questions posées par rapport aux décisions prises par le maire. Des allusions quelques peu tâtillonnes mais, comme l’on dit, “c’est de bonne guerre”. C’est la démocratie. Alors, oui, cet avant-dernier conseil municipal de l’année 2013 va laisser un goût amer aux élus de l’ex majorité qui ont décidé de suivre une autre voie. Des élus qui, désormais, ont basculé dans l’opposition sans en être vraiment puisque la réelle opposition est conduite par Jean-Pierre Girard (UMP). Non, les élus en question sont issus du PS et de l’ouverture. Un “groupe de 6” qui a décidé de faire son chemin électoral de son côté. Ainsi, Sophie Conte, Brigitte Karyta, Bernard Laporte, Cathy Ploteau et Michel Viollet ont décidé d’être co-listiers sur la liste conduite par Armand Bonnamy. Des “dissidents” qui, bien malgré eux, font couler beaucoup d’encre. L’amertume est bien présente. Un mot, un geste… tout est réuni pour leur être désagréable. Et lundi soir, il y a eu le “dérapage” verbal ! Les “dissidents” étaient au nombre de cinq (Sophie Conte ayant donné pouvoir à Armand Bonnamy). Comme depuis l’annonce de la candidature de leur “leader”, ils ont pris place au côté des élus de l’opposition. Les questions sont posées de part et d’autres du groupe. Ils s’entendent tout d’abord dire que leurs questions “non-stop” occupent au moins l’assistance ! Bernard Laporte, ancien militaire, a la réplique facile. “Maintenant que je suis dans l’opposition j’ai le droit à la parole. Et puis, je suis à la retraite. J’ai le temps. Le matin je fais la grâce matinée !”. Alain Cottalorda, maire et président de la séance, s’interrogeait sur le fameux “maintenant j’ai le droit à la parole”. “Pourquoi, avant tu ne l’avais pas ?” La réponse donnée fut : “Non, on ne l’avait pas. Maintenant on peut tout dire !”. Les hostilités étaient lancées. Les débats se poursuivaient et l’ordre du jour avançait à petits pas. Désormais, l’opposition pèse de tout son poids, pourrait-on dire. Entre les élus de l’UMP et les “dissidents”, les échanges ont joué les “prolongations”, et ce qui devait arriver arriva.
Brigitte Karyta et Bernard Laporte souhaitaient en savoir plus sur la participation de la ville de Bourgoin-Jallieu dans le projet de rénovation urbaine du quartier de Champ-Fleuri. Bernard Laporte s’insurgeait de ne pas avoir eu le “fameux” tableau demandé lors de la précédente séance du conseil municipal. “Et je ne l’ai toujours pas. Je ne comprends pas. Que faut-il faire pour avoir ce tableau”. Alain Cottalorda lui répondait que cela changeait tout le temps et que lui-même n’était pas en possession du dernier tableau relatant les différentes phases et leur coût. L’ambiance montait d’un cran et dans le public on commençait à s’émanciper. Les commentaires allaient bon train et l’escalade verbale arriva. Alain Cottalorda a murmuré quelques mots. Selon l’écho : “C’est comme les chiens il leur faut un os à ronger”. Lesquels propos allaient à l’oreille de l’assemblée. Ce qui était aussitôt relevé par Brigitte Karyta. “Comment ça des chiens. On n’est pas des chiens”, s’exclamait-elle ! Et le sang de Bernard Laporte ne fit qu’un tour. Il se levait de sa place et se dirigeait vers Alain Cottalorda pour lui demander quelques explications. Le premier magistrat rétorquait que cela n’avait rien à voir.
Jean-Pierre Girard, de son côté, pris le micro et s’adressait au maire : “Il serait bien de présenter des excuses ou de retirer les mots qui viennent d’être dits. De notre place nous avons également entendu”. Alain Cottalorda réitérait le fait que cela n’avait rien à voir avec les dits élus. De dérapages en amalgames, le poids des mots a occasionné des maux. Ce “raffinement esthétique” n’était pas du goût de Bernard Laporte et Brigitte Karyta. Ainsi, comme le dit un proverbe espagnol, “autant le mot est léger pour celui qui le jette, autant il est lourd pour celui qui le reçoit”. Pour Bernard Laporte, il était hors de question de rester une minute de plus à la séance… A 23 h, Bernard Laporte quittait la salle ! Il était suivi de Brigitte Karyta, Armand Bonnamy, Cathy Ploteau et Michel Viollet. Les rangs se sont ainsi amenuisés tandis que dans le public on s’interloquait devant un tel “spectacle”. Il faut dire que depuis quelques temps, les échanges sont assez tendus. Alors oui, la campagne municipale est bien ouverte…

Quelques délibérations…
Cession à l’euro symbolique de la parcelle à l’OGEC (Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique) pour l’école Saint-Michel :
L’OGEC a sollicité la ville pour acquérir une parcelle d’une contenance de 22 m2 située rue Docteur Desgranges. Cette parcelle abritait un transformateur qui a été déplacé, et permettra à terme de réaliser un accès pour l’école.
Il a donc été proposé à l’OGEC l’acquisition de cette parcelle à l’euro symbolique auquel s’ajouteront les frais de notaire.

Projet de rénovation urbaine du quartier de Champ-Fleuri – Versement d’une subvention à l’OPAC 38 pour la construction de 31 logements locatifs sociaux : Le 23 avril 2010, la Ville de Bourgoin-Jallieu et ses partenaires ont signé une convention pour la rénovation urbaine du quartier de Champ-Fleuri.
Dans le cadre de ce projet, l’OPAC 38 envisage la construction de 31 logements locatifs sociaux situés avenue de Champ-Fleuri. Par délibération en date du 5 novembre 2012, le conseil municipal a validé le principe de cession d’un terrain appartenant à la ville pour cette construction pour un montant de 278.080 euros HT.
La réalisation de ces 31 logements intervient en compensation de la démolition des logements de la tour du Chopin, induite par la rénovation urbaine engagée sur le quartier.
Il est ainsi proposé, tel qu’indiqué dans la maquette financière de la convention de rénovation urbaine, de verser une subvention à l’OPAC 38 d’un montant de 270.646 euros pour permettre la réalisation de cette opération.
Le conseil municipal, à l’unanimité, autorise l’octroi à l’OPAC 38 d’une subvention de 270.646 euros pour la réalisation de l’opération de construction de 31 logements locatifs sociaux, conformément à la convention de rénovation urbaine.
Il est précisé que le versement de cette subvention interviendra selon l’échéancier suivant : versement de 50 % de le subvention à la fourniture par le bénéficiaire de ou des ordres de service de commencement de travaux, et versement du solde de la subvention à la fourniture par le bénéficiaire de la ou des décisions de réception des travaux.

Projet de rénovation urbaine du quartier de Champ-Fleuri – cession d’un terrain par la commune à l’OPAC 38 pour un projet de construction de garages : Dans le cadre de la réhabilitation du quartier de Champ-Fleuri et du projet d’aménagement des espaces extérieurs des résidences Bizet et Mozart, situées à proximité de l’école Louise Michel, l’OPAC 38 envisage la construction de dix garages destinés à ses locataires.
Pour permettre la réalisation de ce projet et être plus en cohérence avec les futurs usagers, l’OPAC 38 a sollicité la commune sur un nouveau découpage parcellaire et l’acquisition d’une emprise foncière appartenant à la commune. Cette parcelle sise place de Champ-Fleuri, d’une superficie de 3.638 m2 n’est pas, à ce jour, utilisée par la commune. L’OPAC 38 souhaite procéder à l’acquisition d’une emprise de 635 m2 sur cette parcelle.
Le service des domaines a évalué cette cession à 63.000 euros.
Toutefois, compte tenu des dépenses supplémentaires constatées sur plusieurs opérations, en particulier dans le cadre de la démolition du Chopin, l’OPAC 38 a sollicité une cession à titre gratuit de la parcelle concernée.
Sur la base de ces arguments et du partenariat construit dans le cadre du projet de rénovation urbaine, il est ainsi proposé au Conseil Municipal de donner une suite favorable à la demande de l’OPAC 38 et de céder cette parcelle à l’euro symbolique.
Les frais de géomètre demeureront à la charge de la commune. L’acquéreur prendra à sa charge les frais d’acte.
Un plan de cession et de division parcellaire a été réalisé. De plus, il a été procédé sur site, au bornage de la limite d’une parcelle appartenant à des particuliers. Les parties présentes ont reconnu la limite de propriété inscrite dans le procès-verbal de bornage.
Le conseil municipal, à l’unanimité, a approuvé le plan de division, le procès-verbal et le plan de bornage établis par géomètre. Une déclaration préalable de division de terrain doit maintenant être déposée pour acter la division foncière.
Enfin, la construction de ces garages étant très attendue par les locataires et compte tenu du calendrier de réalisation inscrit dans la convention de rénovation urbaine, il est nécessaire que la commune autorise l’OPAC 38 à démarrer les travaux avant la finalisation de la cession de la parcelle concernée.

Echange avec soulte entre la commune et la Congrégation des Petites Sœurs des Maternités Catholiques, place de la Grenouille et rue de l’Hôtel de Ville : Dans le cadre du projet de réaménagement de voirie rue de l’Hôtel de Ville, la commune a sollicité la Congrégation des Petites Sœurs des Maternités Catholiques pour acquérir l’emprise nécessaire aux futurs aménagements. En contrepartie, la Congrégation des Petites Sœurs des Maternités Catholiques a sollicité la commune pour acquérir une bande de terrain permettant un meilleur découpage cadastral.
Il a donc été proposé à la Congrégation des Petites Sœurs des Maternités Catholiques un échange avec soulte de 40.000 euros à la charge de la commune comprenant l’acquisition, par la commune, le long de la rue de l’Hôtel de Ville, d’environ 118 m2 (avant document d’arpentage) d’une parcelle située au niveau cadastral, 100 rue de la Libération, à la Congrégation des Petites Sœurs des Maternités Catholiques. Et cession, par la commune, le long de la rue de la Grenouille, d’environ 111 m2 (avant document d’arpentage) de parcelles situées au niveau cadastral 108 et 106 rue de la Libération, à la Congrégation des Petites Sœurs des Maternités Catholiques.
Le montant proposé tient compte des contraintes techniques liées à la présence d’un mur sur la parcelle cédée par la Congrégation des Petites Sœurs des Maternités Catholiques à la commune, et notamment de l’engagement de la Congrégation des Petites Sœurs des Maternités Catholiques à assurer la démolition de cet ouvrage.
La commune prendra à sa charge les frais de géomètre et d’acte.

Versement d’une subvention à l’USEP Bourgoin-Jallieu pour l’achat de licences : Dans le cadre du projet éducatif, la commune, en partenariat avec l’USEP (Union Sportive de l’Enseignement Primaire), participe à l’organisation de manifestations sportives dans les écoles. Les enfants sont assurés par l’USEP, par le biais d’achats de licences nominatives.
Afin de favoriser le développement de ces actions qui permettent aux élèves d’aller à la rencontre des autres élèves de la ville grâce à l’organisation de rencontres inter-écoles, la commune souhaite participer à l’achat de ces licences par l’octroi d’une subvention de 1.772,53 euros.
Délibération votée à l’unanimité.

Attribution d’une subvention aux coopératives scolaires des écoles maternelles et primaires – arbres de Noël : La circulaire du 23 juillet 2008 du Ministère de l’Education Nationale expose les principes de la coopération scolaire. Elle précise les règles de fonctionnement des coopératives scolaires et propose un certain nombre d’activités.
Les coopératives scolaires visent à développer l’esprit de solidarité entre les élèves, et à améliorer le cadre scolaire et les conditions de travail et de vie des élèves dans l’école.
Afin de les aider à mettre en œuvre leurs projets complémentaires aux activités fondamentales d’enseignement, de participer aux sorties pédagogiques prévues par les équipes enseignantes et de favoriser la participation des élèves à diverses manifestations culturelles, le conseil municipal, à l’unanimité, décide d’attribuer, pour l’année 2013, une subvention exceptionnelle aux coopératives scolaires des écoles maternelles et primaires citées ci-après, pour l’organisation de leurs arbres de Noël : école primaire La Grive : 100 euros – école primaire Montbernier : 100 euros – école primaire Claude Chary : 100 euros – école primaire Jean Rostand : 100 euros – école primaire Les Lilattes : 100 euros – école maternelle Linné : 100 euros – école maternelle L’Oiselet : 100 euros – école maternelle Louise Michel : 100 euros – école maternelle Maurice Carême : 100 euros – école maternelle Victor Hugo : 100 euros – école maternelle Pré-Bénit : 100 euros. Soit un montant total de 1.100 euros.

Demande de subventions pour l’achat d’un tableau d’Alfred Bellet du Poisat
Une huile sur toile intitulée “Promeneurs sur la jetée de Trouville-sur-Mer” par le peintre ""Alfred Bellet du Poisat (1823-1883) est en cours d’achat par le musée auprès d’un galeriste.
La commune avait acheté, en 2003, le fonds de l’atelier de ce peintre, en 2008 un portrait de jeune sculpteur au pastel, et en 2011 un paysage de Hollande avec l’aide, à chaque fois, des Amis du Musée de Bourgoin-Jallieu.
Ce paysage représente une véritable opportunité pour la commune car il complète le fond d’atelier composé essentiellement de pochades et d’esquisses de paysages et de scènes historiques ou bibliques. Ce tableau de grande qualité s’inscrit parfaitement dans la thématique du fonds d’atelier par le sujet (une marine) avec un traitement quasi-impressionniste (il a d’ailleurs été exposé au côté des Impressionnistes à l’occasion de deux expositions vers 1870). Ce tableau enrichira le fonds consacré à ce peintre et sera présenté en bonne place dans l’exposition sur Alfred du Poisat que prépare le Musée pour le printemps 2014.
Pour financer cet achat d’un montant de 26.000 euros, il est nécessaire de solliciter une subvention auprès de la DRAC Rhône-Alpes, et de la région Rhône-Alpes dans le cadre du FRAM (Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées) ainsi qu’auprès de différents mécènes. Les Amis du Musée apporteront de nouveau une contribution.
Le plan de financement serait le suivant : FRAM (DRAC et Région) : 7.800 euros – Amis du Musée : 5.000 euros – Mécénat : 5.000 euros – Ville de Bourgoin-Jallieu : 8.200 euros.
Détails de la toile
“Promeneurs sur la jetée de Trouville-sur-Mer” a été réalisée en 1877. Il s’agit d’une huile sur toile de 71 x 118 cm, avec un cadre de style Louis XIV de la maison R.G. à Paris. Cette oeuvre a été exposée au salon de Lyon en 1877.
Le peintre et critique Joseph Guichard (1806-1880) rendit compte du salon de Lyon cette année-là et écrivait à propos de ce tableau : “Les pieds me brûlent de me promener le long de votre Jetée de Trouville, certain que je serais d'y découvrir quantité d'effets exquis. Quel magicien vous êtes ! Une guérite, des mains courantes en sapin badigeonnées d'un ton clair comme premier plan, voilà de quoi pour cinquante peintres habiles, se casser le nez. Pour vous, c'est un contraste de valeurs dont vous tirez un parti immense. Je ne connais qu'un artiste gentilhomme campagnard capable de donner l'ut de poitrine (le plus aigu que peut atteindre un ténor en voix de poitrine) de la palette comme vous. C'est M. Ravier. Fallait-il l'entendre déguster votre jetée, vous auriez bu du lait…”.
Au dos de la toile, figurent d’anciennes étiquettes d'expositions, telles que : Palais des beaux-arts de Charleroi (Belgique) – Musée d’histoire et d’art de Luxembourg, “Peintres lyonnais du XIXe siècle”, 13 mars – 4 avril 1965 (Source : Galerie Tradition et Modernité). 
Texte et photo : Carole Muet


2014-11-07