Les fêtes de fin d’année seront-elles plombées par la morosité ambiante ou au contraire serviront-elles d’exutoire en cette période maudite ?
A en croire les chiffres, il semble malheureusement que la crise actuelle joue bien sur notre moral, jusqu’à nous faire réduire le montant de nos dépenses consacrées aux sacro-saintes festivités de Noël et du Jour de l’An.

C’est en tout cas l’avis des commerçants qui déplorent une baisse – en valeur – d’environ 5% sur les jouets et se retrouvent donc, eux-aussi, le moral en berne, en constatant qu’ils ne réaliseront pas, en décembre 2008, le souriant chiffre d’affaires qui accompagne généralement cette période de l’année.

Qu’en est-il au rayon alimentaire ? D’après une récente étude, 44% des Français déclarent qu’ils dépenseront moins pour leurs traditionnelles agapes de fin d’année. De fait, la plupart des producteurs de champagne enregistrent un fort recul de leurs ventes dans l’hexagone et ne devront sans doute leur salut qu’à leurs exportations dans les pays émergents. On s’attend d’ailleurs à d’importantes braderies en début d’année 2009 afin d’écouler les stocks…

Et le constat est identique sur la plupart des produits fins : le marché des huîtres, déjà fortement touché par un problème de surmortalité à la mi-saison, s’apprête à clore une année catastrophique. Le chapon ne fait plus recette et plus personne n’en pince pour le homard. Seuls le foie gras et le chocolat semblent tirer leur épingles du jeu…
Consolons nous cependant. Au moins n’attaquerons nous pas l’année 2009 en pleine crise…de foie.

Dans l’espoir d’un retour rapide à des jours meilleurs, toute l’équipe du Courrier Economie vous présente ses meilleurs vœux de bonheur et de réussite pour cette nouvelle année 209.