Ce spectacle musical mêlant voix lyrique et ambiances électro-rock, revisite le mythe de Samson et Dalila avec un regard contemporain et explore la complexité de la passion.

Prêtresse ou courtisane ? C’est selon. Femme publique, disons. Traîtresse de toutes façons, puisqu’elle a donné Samson à l’ennemi. Quel ennemi et l’ennemi de qui? Le sien? Le nôtre? La belle étrangère a aimé Samson qui aimait Israël, puis elle l’a haï et trahi, elle était Palestinienne, il était Hébreux. Ils n’avaient pas le même dieu. C’était un temps de conflit et Samson était guerrier, un grand, un très fort, une bombe, qui tuait à lui tout seul des milliers d’ennemis, d’ennemis à lui, d’amis à elle. Il avait de beaux cheveux, qui lui donnaient magiquement sa force de frappe. C’était un secret jalousement gardé. Un top secret. Elle l’a séduit, lui a volé son secret, lui a coupé les cheveux et l’a donné à l’ennemi. Haute trahison. C’était il y a plus de 3000 ans, à Gaza.

Mais était-elle une vénale traîtresse ou une sublime héroïne ? Une prêtresse arabe amoureuse d’un chef militaire ennemi, blessée parce qu’il privilégie son combat à son amour pour elle et prise dans un conflit de loyauté entre sa patrie, ses convictions et son amour pour lui. Il y a trois siècles, Samson l’Hébreux et Dalila la Philistine n’ont pas réussi à s’aimer.

Mise en scène : Patricia Bopp
Une production de la Cie àsuivre
du 3 au 15 mai 2011

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du 3 au 15 mai 2011