Grâce notamment aux compagnies «low cost» comme easy Jet, tout un chacun voyage de plus en plus facilement. Il vous est donc sans doute arrivé récemment, peut-être même cet été lors de récentes vacances, de vous rendre dans un autre pays. Et là, sûrement, à moins de deux heures d’avion, vous avez été frappé par la dynamique ambiante: goût prononcé pour le travail (au hasard: les horaires des commerces…), sens de l’accueil et de l’hospitalité, offre culturelle à en perdre la tête, restaurateurs heureux de vous faire la cuisine après le «21h45» réglementaire… Barcelone, Bilbao, Nice, Berlin, Prague, Lisbonne, Manchester, Dublin, pour ne citer que ces villes, ont vécu des mutations extraordinaires au niveau de leurs infrastructures et se sont engagées sur le chemin de la séduction tous azimuts pour le plus grand bonheur de leurs indicateurs économiques. Même en Suisse, à Lucerne qui a osé construire son magnifique centre d’art moderne griffé Jean Nouvel et dont les habitants sont si fiers, à Berne avec le Centre Paul Klee signé Renzo Piano ou à Bâle, avec la Fondation Beyeler (re-signé Piano), le vent de l’audace continue de souffler! A Genève, les acquis sont nombreux et la notoriété internationale. Nous sommes contents. De peur de nous tromper, nous n’osons pas grand-chose, confortablement installés que nous sommes dans notre moelleux cocon. «Qui n’avance pas, recule» disait le philosophe anonyme. Chez nous, on ferait bien de s’en souvenir.

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Eric Benjamin Rédacteur en Chef du journal l’Extension