Samedi matin, 12 août 2006, aux environs de 8h00, le corps sans vie d’un détenu a été découvert dans une cellule des violons de l’hôtel de police du boulevard Carl-Vogt 17-19. Aucune trace quelconque de violence n’a été découverte.

Rappel des faits
L’homme, un Portugais de 50 ans domicilié sur Genève, se trouvait en position ventrale, sur le lit de sa cellule. Cette personne était connue des services de police pour divers délits mineurs. Elle avait été interpellée vendredi en fin d’après-midi dans la galerie du Métro Shopping de la gare de Cornavin alors qu’elle se trouvait sous interdiction d’entrée dans ce périmètre. Une plainte avait été déposée par les responsables du site pour une violation de la mesure prise à son encontre. L’arrestation s’était déroulée sans aucun problème, la contrainte n’ayant à aucun moment dû être employée.

Enfermé aux Violons
L’homme avait été placé dans une cellule des violons de l’hôtel de police du bd Carl-Vogt à 17h35, sans avoir sollicité de contrôle médical ou de prise de médicaments. A 21h30 il avait reçu un repas qu’il avait refusé de consommer. Ce matin, samedi 12 août, aux alentours de 8h00, alors qu’un petit-déjeuner allait lui être servi, il a été découvert, gisant sans vie, sur le lit de sa cellule. Relevons qu’à aucun moment de la nuit, il n’a fait usage du bouton d’alarme à sa disposition afin de demander l’assistance des surveillants. Malgré l’intervention rapide d’un médecin et d’une ambulance, il n’a pas été possible de ramener cette personne à la vie.

Enquête du procureur
Les autorités judiciaires ont été immédiatement avisées des faits et Monsieur le Procureur général a ordonné l’ouverture d’une enquête. Les premières constatations effectuées par le médecin légiste ne relèvent aucune lésion traumatique ou trace quelconque de violence. Elles tendent donc à privilégier un décès naturel mais les résultats des examens définitifs toxicologiques et de l’autopsie ne seront connus que plus tard.

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Les premières constatations effectuées par le médecin légiste tendent à privilégier un décès naturel