La police effectue de plus en plus de contrôles de la circulation routière, tant pour prévenir la conduite en état d’ébriété, que les excès de vitesse. Les usagers de la route ne s’attendent pas d’avantage à être contrôlé, mais ils affirment commettre moins d’infractions routières. Près de la moitié des conducteurs estiment toujours que les contrôles du taux d’alcool sont trop rares. L’abaissement de la limite d’alcoolémie à 0,5‰ et les contrôles sans soupçon d’ébriété sont de plus en plus plébiscités. Tels sont les principaux résultats de la statistique des contrôles policiers de la circulation routière et d’une enquête par téléphone menée par l’Office fédéral de la statistique (OFS) et le bureau suisse de prévention des accidents (bpa).

Le nombre de conducteurs ayant subi un contrôle d’alcoolémie a plus que doublé entre 2003 et 2005. Pour l’année 2005, 5% des usagers de la route disent avoir été soumis à un alcootest. Avant l’introduction des nouvelles mesures réglant la conduite en état d’ébriété le 1er janvier 2005, le pourcentage de conducteurs affirmant avoir du souffler dans un éthylomètre durant l’année était stable autour de 2%. Le taux le plus élevé de conducteurs contrôlés en 2005 se situe en Suisse romande, avec 7% des personnes interrogées, contre 4% en Suisse alémanique et 3% au Tessin. Ces résultats sont confirmés par les données transmises par les autorités policières.

Selon ces données policières, le nombre de contrôles de vitesse est également en hausse. L’augmentation concerne principalement les contrôles automatiques, que ce soit avec des cabines au bord de la route ou aux feux de signalisation. La plus forte augmentation concerne les contrôles de vitesse effectués aux feux de signalisation, pour lesquels le nombre de véhicules contrôlés a plus que doublé depuis 2002. Le nombre de ce type de radars a d’ailleurs plus que triplé entre 2002 et 2005.

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