Bien loin de l’idée que l’on peut se faire d’une entreprise du genre, Tradexpor surprend ses interlocuteurs par la richesse de son offre et la réactivité de son personnel pour satisfaire les demandes les plus surprenantes. Et les préoccupations environnementales ne sont pas oubliées. Rencontre dans les locaux carougeois de l’entreprise avec Paul Paidoussis, directeur général, et Robin Chambet, directeur administratif.

Quelle définition générale peut-on donner du cadeau publicitaire?
Paul Paidoussis: Il s’agit d’un objet acquis en un certain nombre d’exemplaires sur lequel l’entreprise cliente de Tradexpor fera apposer sa marque, son slogan, ou un message limité dans le temps afin de soutenir une campagne publicitaire. Cet objet sera ensuite offert à divers clients ou partenaires de l’entreprise, à un public cible ou encore au public le plus large dans le cadre d’une action promotionnelle très ouverte. Ce peut être aussi un objet vendu par la boutique d’un musée par exemple, qui appose son logo ou le nom d’une exposition temporaire.

Comment tout cela a-t-il commencé?
Robin Chambet: Antoine Paidoussis, père de l’actuel directeur général, crée l’entreprise en 1977 à Genève. Il exerce seul dans un premier temps, puis deux à trois collaborateurs viennent l’appuyer. Trente ans plus tard, seize personnes s’activent entre Genève, Lausanne et même au Locle où Tradexpor possède un bureau. L’équipe est jeune, dynamique et soudée précise Robin Chambet. Chacun se sent membre d’un team qui tire à la même corde. Aujourd’hui, l’entreprise est l’un des leaders de l’objet publicitaire en Suisse romande.

Tout le monde fait appel à vous?
P.P.: Bien sûr, et de la banque privée aux ONG en passant par les PME, la typologie de nos clients peut couvrir toutes les activités de la société. Leur taille varie d’une personne à des milliers de salariés. Il nous arrive même d’envoyer des articles en Afrique pour certaines ONG.

Votre catalogue est surprenant par la richesse des produits proposés. Et il est à lui seul déjà un bel objet! On est très au-delà d’une offre basique de gadgets.
P.P.: Merci! Plus de 600 articles figurent dans notre catalogue. C’est une «vitrine», un petit échantillon des produits que nous proposons dans notre domaine, tant le nombre de possibilités est important. Quant à la qualité, c’est une volonté constante qui nous a animés ces dernières années. Nous visons le haut de gamme. Le bel objet est porteur de messages plus valorisants pour l’émetteur qui les offre ou qui les vend. Le cadeau publicitaire, l’objet publicitaire sont une carte de visite de l’entreprise ou de l’institution, et l’investissement dans la qualité se répercutera dans leur image, tôt ou tard.

Un travail considérable doit être pensé et exécuté en amont, soit avant que l’objet soit présenté dans le catalogue. Quels en sont les processus?
R.C.: Tradexpor est allié depuis neuf ans à un groupement d’achats, «Eur Alliance», qui comprend huit autres entreprises, toutes situées en France. Nous sommes donc la neuvième et la seule en Suisse. Notre groupement développe un CA de 51 millions d’euros avec 320 collaborateurs. Cela donne une «force de frappe» incomparable pour mettre en œuvre une politique d’achats et, bien sûr, les économies d’échelle qui peuvent en être attendues.

Deux objets tout à fait étonnant que nous avons sous les yeux étaient inenvisageables il y a peu d’années encore…
P.P.: Un tapis souris et une petite règle graduée, tous deux fabriqués en Grande-Bretagne. Le tapis est issu de 17 gobelets recyclés et la règle de 4,5 gobelets! Et le fabricant assure pouvoir produire la plupart de ses articles à partir de gobelets recyclés… Nous en avons d’ailleurs fait l’un des slogans de Tradexpor: Comme nous, pensez à recycler!

Au-delà de votre stratégie d’achat, quel est votre secret pour conforter votre place parmi les leaders du marché?
P.P.: Ce n’est un secret pour personne! Notre analyse du marché nous a permis de constater que nos clients portaient la même attention à la qualité du produit qu’à celle du service. Nous avons beaucoup travaillé en interne, nous avons amélioré la sélection de nos fournisseurs pour arriver à apporter à nos clients ce qu’ils attendent de nous: réactivité, qualité et service! Nous sommes fiers d’annoncer qu’en moyenne, 9.8 commandes sur 10 sont livrées en temps et en heure et qu’elles correspondent en tous points aux attentes de nos clients.

Comment envisagez-vous l’avenir?
P.P.: Très bien, avec 10/10! Plus sérieusement, nous travaillons continuellement pour améliorer notre service. Nous intégrons actuellement un nouveau programme de gestion réalisé sur-mesure pour notre activité et notre mode de fonctionnement. Opérationnel dès le 1er janvier, ce progiciel va engendrer un énorme gain de temps dans le traitement des commandes, un meilleur appui logistique pour nos commerciaux ainsi qu’un temps de réponse adapté aux demandes de nos clients. Nous améliorons le service sans augmenter nos prix!

L’objet du moment?
P.P.: Il est très utile et devrait devenir obligatoire! Pour nous, l’objet du moment est le gilet de sécurité. Nous avons en effet appris qu’il serait obligatoire dans tous les véhicules en Suisse dès le début de l’année 2009. Rien d’officiel pour le moment, nous ne souhaitons donc pas en faire une affirmation! A ce moment de l’année, nous proposons à nos clients de l’offrir en carte de vœux. Chaque année, nous souhaitons la santé, le bonheur et la prospérité, souhaitons aussi à chacun la sécurité!.

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Paul Paidoussis, directeur général Tradexpor, porte un coupe vent réalisé pour Alinghi et montre le lion Pictet