Récemment, suite à la détérioration des conditions de trésorerie des PME françaises au cours du second semestre 2008, un service de médiation du crédit a été créé.
Un soutien bienvenu dans un cont

exte où les fonds propres des banques font défaut aux entreprises, alors même que ces dits organismes financiers ont spécifiquement reçu 10,5 milliards d’euros de la part de l’Etat pour venir soutenir notre économie.

Bien que très jeune, cette nouvelle cellule de soutien aux PME, dirigée par René Ricol, a déjà obtenu de très bonnes performances et a permis, à ce jour, de sauver 900 entreprises françaises de la faillite, en les autorisant à poursuivre leurs investissements.

Mais qu’en est-il de la région Rhône-Alpes dont le dynamisme économique est souvent montré en exemple ? Elle vient d’être classée dans le peloton de tête…des recours d’entreprises auprès de ce service de médiation du crédit.

En effet, dans son premier bilan de fonctionnement récemment publié, il apparaît que, parmi les 3727 entreprises ayant demandé de l’aide pour obtenir un crédit, le sud de l’hexagone est largement représenté. Les différents départements constituant notre « si dynamique » région auraient notamment déposé plus de 200 dossiers chacun.

Au delà du paradoxe, n’est-il pas normal que le nombre d’entreprises en difficulté soit proportionnel à l’activité d’un territoire ? Et ce d’autant plus que l’activité de sous-traitance, particulièrement touchée par la crise, est largement surpondérée en Rhône-Alpes ?

C’est pourquoi, notre région, malgré ses clusters performants et ses entreprises de pointe, aura bien besoin de toute l’aide disponible pour rester dans la course en 2009. Ne doutons pas que, au cours de cette année, nombre d’entreprises continuent à solliciter ce médiateur.