Après une année qui restera très positive pour l’économie, l’heure est déjà aux perspectives pour l’an prochain. S’il sera probablement difficile de faire beaucoup mieux qu’en 2006, les augures s’annoncent pour le moment plutôt positives. Et à moins d’un coup de Trafalgar inopiné, le navire de l’économie mondiale devrait à nouveau pouvoir naviguer toutes voiles aux vents l’an prochain.

Bien sûr, une fois de plus, le rythme de croisière sera dicté par le navire amiral américain. Malgré un léger ralentissement aucune décélération brutale n’est toutefois prévue. L’économie américaine devrait voguer à un rythme modéré cet hiver avant de peut-être accélérer dans la seconde moitié de l’année prochaine. D’ici là, les marchés financiers resteront dans l’expectative et cette incertitude pèsera sur le billet vert.

La bonne surprise, c’est à l’Europe qu’on la doit. En 2006, elle s’est montrée un peu plus vive que prévu et à fait du Vieux Continent un moteur de croissance. Il n’est toutefois pas exclu que la zone euro et la Suisse reprennent un peu leur souffle prochainement. Un retour au calme qui ne devrait être que passager avant une remise en jambe dynamique. Quant à l’Asie et aux pays émergents, la croissance de leur PIB restera rivée à des niveaux enviables.

L’état de santé de l’économie mondiale est aujourd’hui d’autant plus rassurant que les germes d’une potentielle inflation sont sous contrôle. Ce diagnostic n’empêchera cependant pas une hausse graduelle et préventive des taux d’intérêt dans la zone euro et en Suisse.

Beau temps, belle mer ?

Face à un horizon dégagé de nuages menaçants, les investisseurs devront tout de même prendre quelques précautions avant de décider de leur itinéraire. Aucun voyage n’est dénué de risques. Il conviendra de garder un œil sur les marchés américains de l’immobilier et de la consommation. Le contexte géopolitique conservera également toute son importance.

Globalement, les marchés d’actions internationaux devraient pouvoir profiter d’une évolution robuste des bénéfices et d’une évaluation boursière attractive. Une plus grande volatilité est néanmoins probable.

Quant à l’économie suisse, elle devrait profiter d’alizés favorables pour poursuivre sur une lancée favorable depuis 2004. Le niveau de consommation des ménages devrait progresser l’an prochain, alors que, parallèlement, celui du chômage reculer.

Nous souhaitons une heureuse année 2007 à tous les lecteurs de cette rubrique.