Les recommandations sur les opportunités offertes par l’Asie ou l’Orient en général pour compenser les risques en provenance des Etats-Unis se multiplient. Pour sa part, Threadneedle est convaincu que les investisseurs ne devraient toutefois pas oublier les actions européennes en 2008. Pour William Davies, responsable actions européennes de Threadneedle, les opportunités à saisir sur les actions de notre propre continent sont nombreuses : «L’Europe est bien placée pour tirer profit des grands thèmes globaux que nous prévoyons, tel le développement des infrastructures des pays émergents. Par exemple, de grands travaux sont en cours tant au Moyen-Orient qu’en Russie et des compagnies européennes sont fournisseurs de ces deux régions. Le potentiel global des marchés émergents se retrouve aussi à l’échelle du continent, grâce à l’extension de l’Union européenne. Plusieurs positions dans nos portefeuilles bénéficient du développement de pays comme la Grèce et la Turquie.» William Davies ajoute que les spécificités sectorielles des indices européens sont un facteur favorable. «De même que les Etats-Unis sont connus pour leurs valeurs technologiques, l’Europe est le leader mondial dans l’industrie et les résultats des compagnies du secteur reflètent pleinement les effets positifs des ventes d’équipements destinés au développement des marchés émergents», explique-t-il.

Cependant, une grande sélectivité est de rigueur. «Il n’est pas question d’acheter un panier aléatoire de valeurs industrielles européennes», souligne William Davies. «Il s’agit d’industries globalisées et la qualité des produits est essentielle au succès d’une compagnie. Nous faisons un effort important pour identifier celles qui disposent de la flexibilité et des capacités de recherche et développement leur permettant de s’adapter aux besoins d’économies en forte croissance. Ce type de recherche fondamentale, qui implique de rendre visite aux sociétés et de comprendre en profondeur ce qui alimente leurs bénéfices, est la clé de la solidité de notre performance ces dernières années. Elle est aussi importante aujourd’hui qu’hier.» Malgré une croissance modérée dans la zone euro, William Davies est optimiste pour les actions. «Nous prévoyons une progression du PIB de la zone euro de 2% en 2008, mais une croissance bénéficiaire beaucoup plus dynamique, estimée à 6%. La valorisation du marché, un peu plus de 14 fois les bénéfices prévus pour 2008, est attrayante. Les entreprises génèrent des cash flows importants, qui sont soit retournés aux actionnaires, soit investis dans des acquisitions qui augmentent la rentabilité. Au total, le marché devrait produire un rendement d’environ 10% et notre talent dans le choix des titres devrait nous permettre de réaliser une performance supérieure.»

img6898.jpg

Les exportateurs européens en tête en 2008.