La très bonne tenue de l’économie côté suisse imprime son rythme à l’agglomération franco-valdo-genevoise : perméabilité accrue du marché de l’emploi, croissance du nombre de frontaliers, dynamisme démographique dans sa périphérie. Voilà quelques-uns des constats de l’Observatoire statistique transfrontalier dans sa Synthèse 2007. Celle-ci est aussi l’occasion de livrer les conclusions d’une étude statistique sur l’évolution du tissu économique, qui rend compte et établit un phénomène perçu avec plus ou moins de netteté par les acteurs régionaux: la spécialisation des activités économiques exacerbée par l’existence de la frontière.

Au centre, le bassin d’emploi genevois connaît une perméabilité accrue. Compensant le manque de dynamisme du marché de l’emploi côté France, particulièrement en Haute-Savoie, le canton de Genève, dont l’économie tourne depuis 2006 à un haut régime, attire une main d’oeuvre frontalière toujours plus nombreuse. Il contribue à faire fléchir le chômage de l’autre côté de la frontière, même si le recul observé n’est pas aussi fort que dans le canton de Genève: pas moins de trois points ou presque séparent toujours le taux de chômage français à l’échelon national et celui des zones d’emploi du Genevois (à cheval sur l’Ain et la Haute-Savoie), de la vallée de l’Arve et d’Annecy.

Le nombre de travailleurs frontaliers continue sa progression : presque trois mille cinq cents de plus en activité dans le canton de Genève en 2006 et un millier dans le canton de Vaud; ces augmentations sont fortes même si elles restent inférieures à quelques pics enregistrés depuis 2000. Le mouvement ne faiblit donc guère et, à mi-2007, on dénombre 48’000 frontaliers actifs dans le canton de Genève et 14’000 dans l’ensemble du canton de Vaud.

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L’agglomération franco-valdo-genevoise est en train de prendre sa vitesse de croisière.