Soutien apprécié par les candidats de gauche aux élections départementales, ""le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll était de passage à Villefontaine jeudi 5 mars. Il avait été invité par la députée Joëlle Huillier et les autres candidats PS dans le Nord-Isère. Le porte-parole du gouvernement n’était pas venu seul, puisqu’il était accompagné du secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale et conseiller général de l’Isère, André Vallini. 
Loin d’être un meeting, il s’agissait d’une visite de courtoise, Joëlle Huillier portant les couleurs du PS sur le canton de l’Isle d’Abeau aux côtés de Cyril Marion (PRG). Stéphane Le Foll avait à coeur d’encourager les candidats qui défendent les valeurs de la gauche, alors que le scrutin promet d’être serré en Isère. à son arrivée, le ministre de l’Agriculture précisait bien qu’il était là en visite “non officielle”. Parmi la foule de militants et de sympathisants, on pouvait également noter la présence de Denis Vernay, conseiller général sortant du canton de La Verpillière et maire de Bonnefamille. L’édile ne se représente pas, apportant son soutien au binôme constitué par Thierry Auboyer et Catherine Saugey. Il expliquait : «Il était temps de passer le relais. Je suis là pour soutenir les candidats socialistes aux départementales. L’instant est particulier. Il faut se serrer les coudes. Nous sommes une grande famille !»
Aux côtés de Joëlle Huillier, Stéphane Le Foll soulignait : «Il y a ici une bataille à gagner.» La candidate en profitait pour présenter son “co-équipier” de campagne, Cyril Marion (conseiller municipal à L’Isle d’Abeau). La députée était tout aussi fière qu’enjouée par la venue du ministre : «Vraiment, je suis contente. à chaque fois que vous venez, vous me portez bonheur. Vous étiez déjà là pour les législatives et j’ai gagné.»
Stéphane Le Foll et André Vallini allaient au contact des militants et donnaient de l’entrain aux troupes. L’ancien président du Conseil général lançait : «Cette élection est une éclaircie. Nous devons être là pour soutenir nos candidats.» Stéphane Le Foll renchérissait : «Nous avons tous les valeurs républicaines dans le cœur. Il faut que nous soyons mobilisés et bien compris de ceux qui doutent. On a un électorat qui se dit qu’il n’est pas forcément concerné par cette élection. Mais il ne faut pas laisser les choix aux autres. Il faut être là pour dire qu’il y a des enjeux locaux. C’est aussi l’idée de ce que l’on pense de la France qui est en jeu. Il ne faut pas s’abstenir. Il faut se mobiliser dès le 22 mars pour faire le choix d’une politique de gauche, qui a d’ailleurs plutôt bien réussi dans ce département.»
Le discours d’André Vallini était le même : «Aujourd’hui, il n’y a pas de ministres, il n’y a que des militants. Il existe une menace d’être battus parce que nous sommes divisés. Il faut reconnaître que nous ne sommes pas toujours d’accord avec le PC, alors que nous travaillons ensemble au Département depuis 2001. Dans la plupart des cantons, on s’affronte face à une droite plus que jamais unie. C’est dommage. Mais il ne faut pas oublier l’essentiel. On s’occupe des territoires ruraux, des personnes âgées, de l’insertion, du handicap, de l’enfance, des personnes les plus démunies. Alors, votez à gauche, utile, dès le premier tour.» Aux électeurs d’en décider…
C. Muet

2016-03-11