Cendra Motin, tout juste investie par “La République en Marche” ""est candidate à l’élection législative sur la 6e circonscription de l’Isère. Et la première chose qu’elle a faite, c’est d’informer du choix de son “remplaçant”. Il s’agit d’André Borne, chef de l’opposition de la Ville de Bourgoin-Jallieu.
Mariée et âgée de 42 ans, Cendra Motin est mère de deux petits garçons (7 ans et 2 ans et demi).
Habitante de Villemoirieu, cette chef d’entreprise en région lyonnaise a le vent en poupe. C’est quelqu’un de très actif, qui a la pêche et qui affiche un grand sourire en toute circonstance. Militante associative, elle a souhaité choisir un “remplaçant” expérimenté, fidèle à ses valeurs progressistes et qui caractérise, par sa personne et son parcours, une réelle volonté de changement du modèle politique actuel.
Côté sensibilité politique, Cendra Motin est plutôt “centre droite”. Après 17 ans de salariat, elle a décidé d’avoir sa propre entreprise. Elle est spécialiste en paie et RSIRH (système ressources humaines). C’est une chef de projet qui sait ce qu’elle veut, et ce qu’elle ne veut pas. Et la relation humaine, elle l’a vit au quotidien. C’est d’ailleurs un “moteur” pour cette jeune femme qui n’arrivait plus à trouver l’équilibre lorsqu’elle était salariée et mener de front vie de famille et vie publique ne lui font pas peur. “J’ai dit à mes enfants que maman allait être absente dans les prochaines semaines. Je ne vais pas les voir beaucoup et je peux compter sur mon compagnon. Nous sommes très complémentaires et il me soutient à 200 % dans tout ce que j’entreprends. J’ai un compagnon exceptionnel. Depuis le début, nous avons la même envie de voir changer les choses et il croit en moi. De toute façon, je ne sais pas faire les choses à moitié. J’ai envie de participer, et je peux incarner ce renouveau de la vie politique”, nous dit encore Cendra Motin.
D’ores et déjà, avec André Borne, ils sillonnent le territoire à la rencontre de leurs concitoyens, et ils sont bien accueillis.

La position d’André Borne
Il l’avait annoncé. Pour les “Présidentielles”, il a voté Emmanuel Macron. Et André Borne avait alors dit : “Je sais que certain(e)s citoyen(ne)s seront très déçu(e)s de ma décision ! Pour prendre une telle décision, après 30 ans d’adhésion (1986) au Parti socialiste et à la section Pierre Oudot, cela a été très difficile car j’ai eu l’appréhension de trahir…
J’ai essayé de résister à la “tentation” de partir car je suis de ceux qui “quand j’aime une fois c’est pour toujours”. Je mesure, bien sûr, tous les effets “collatéraux” que cette décision publique va engendrer pour moi (militant mais aussi élu berjallien, tête de liste du groupe de l’opposition)… Mais n’étant pas du tout convaincu du projet économique de Benoît Hamon et de sa stature de Président de la République pour la France de 2017-2022.
Ma décision s’est construite depuis l’annonce du renoncement de François Hollande le 1er décembre 2016 et mon retrait à participer le 9 décembre 2016 à la désignation pour l’investiture PS aux législatives des 11 et 18 juin 2017…
Si le PS avait été “constructif” et cohérent, il aurait dû décaler exceptionnellement du 9 décembre 2016 à février 2017 le vote des investitures PS aux législatives après le résultat de la primaire citoyennes. Ainsi beaucoup de “coups tordus” ou d’hypocrisie auraient été évité entre socialistes et auraient donné une chance politique plus “claire” à Benoît Hamon pour faire campagne loyalement avec de “vrais” soutiens…
Le projet d’Emmanuel Macron, de mon point de vue, est dans la “ligne” des efforts que les gouvernements de François Hollande ont été obligé d’imposer aux français pendant ce quinquennat pour ne pas aller dans le mur…. Je crois en ses nouveaux chantiers sur l’éducation, la culture, la société du travail, la modernisation de l’économie, le renouveau démocratique et l’exemplarité des Elus, la France moteur de l’Europe et l’Europe moteur dans le monde…”

Et c’est pour tout cela que Cendra Motin ne se voyait pas partir avec quelqu’un d’autre qu’André Borne. “Il est fidèle à ses valeurs. À ce qu’il a fait au cours de l’année 2016 est admirable. Il a tenu 18 réunions pour se présenter. Et ça, à mes yeux c’est quelque chose. Il a eu le courage de le faire. De plus, il a l’expérience du terrain. Alors, c’était une évidence que nous partions en binôme. Je trouve également admirable qu’il parte en tant que “remplaçant”, à mes côtés. Lorsque j’ai été investie par “La République en Marche”, c’était une évidence que je m’adresse à André Borne. J’espérais qu’il accepte de faire campagne avec moi. Je ne me suis pas trompée à son sujet. Il est fidèle à ses valeurs”, raconte Cendra Motin.
Carole Muet


2018-05-24