Une nation virtuelle a été créée le 1er janvier à Genève dans le but de développer une démocratie directe à l’échelle mondiale. Tous ceux qui le désirent peuvent en faire partie et s’inscrire sur www.virtualnation.ch. 250 personnes sont déjà inscrites. Mme Diab la fondatrice du site a expliqué qu’une fois que la nation virtuelle aura suffisament de citoyens, elle demandera son adhésion à l’ONU. La nation virtuelle sera la patrie de tous ceux qui ne sont pas satisfaits de leur pays de résidence. Le gouvernement est en cours de formation.

Utopie?
C’est un projet virtuel parce que lié au réseau internet. Le projet a t-il une chance d’aboutir à un véritable Etat? On sait que le droit international édicte certaines conditions à remplir pour qu’un Etat existe sur le plan juridique. Il faut une population, un territoire et un gouvernement. A ces 3 conditions matérielles, il faut rajouter la condition immatérielle de la souveraineté (L’Etat fait ce qu’il veut chez lui). Certains juristes estiment que le réseau internet sans être un territoire au sens propre (un territoire = assiette spatiale réelle sur laquelle l’autorité commande) est un espace pouvant être assimilé à un espace du droit international. La virtualnation devrait donc remplir toutes ces conditions pour pouvoir prétendre à devenir un vrai pays, un Etat au sens politique et juridique du terme. Mais sans territoire matériel, sans souveraineté territoriale, sans réalité, difficile pour la virtual nation de prétendre à être membre de l’ONU.

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Qui a dit que le virtuel n’existait pas?