Rencontre avec Olivier Nimis, Directeur de la société Remicom Immobilier SA, un vrai homme de volonté, un «boxeur» en faveur du dynamisme économique de Genève. Un convaincu du secteur de «la Franchise».

Les franchiseurs internationaux sont demandeurs pour installer leur enseigne en Suisse. Il existe aujourd’hui sur la place genevoise, plus de 250 commerces franchisés, mais 300 dossiers demeurent en attente. Pourquoi? Faute d’emplacement bien situés, en plein centre?
Ceci est un faux problème. Je ne suis pas un rêveur. Un autre site pourrait très bien faire l’affaire. Il conviendrait alors d’argumenter auprès des autorités compétentes, d’en être entendu, de se projeter dans l’avenir, et ne pas se contenter d’un site commerçant vivant déjà existant, mais d’en créer d’autres. D’autres cœurs de vie, d’autres rues attractives…

Et les financements?
C’est le second problème en Suisse. Les organismes financiers ne sont pas intéressés par la question de la Franchise aujourd’hui. En France, une banque est d’accord pour prêter au franchisé 70% de l’enveloppe nécessaire à cette transaction et sa concrétisation. Pas chez nous!
Ce qui est surprenant, est qu’un Français a, actuellement, plus de chance d’obtenir un financement en Suisse, qu’un Suisse en Suisse! Genève prend du retard. Genève s’est endormie sur ses acquis. L’avenir se trouve peut-être dans cette activité de Franchise pour redynamiser le secteur économique.

Qui peut devenir franchisé?
Hélas, la personne type susceptible d’ouvrir un commerce franchisé aujourd’hui à Genève est un quadragénaire, cadre moyen….riche, solvable, donc crédible! Il n’a besoin d’aucune banque pour louer le fond, le transformer et exercer…ce qui représente entre 1 et 1,5 millions de CHF.

Quels sont les commerces les plus demandés?
Ce sont ceux relatifs au prêt-à-porter – par des femmes en majorité. Suivent, la restauration et les métiers de bouche. Les activités de service sont quant à elles freinées par les différences législatives entre l’Europe et la Suisse. Quant aux gros franchiseurs, ils ne trouvent pas, à Genève, de surfaces suffisamment importantes répondant à leurs critères d’implantation.
C’est le serpent qui se mord la queue! SOS au plan d’occupation des sols! SOS aux banques si l’on veut que Genève retrouve son dynamisme d’antan !

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Olivier Nimis, Directeur de la société Remicom Immobilier SA