Exposition De Profundis – Richard de Tscharner / Espace Boléro, Versoix

La Galerie du Boléro se réjouit de présenter De Profundis, exposition monographique du photographe suisse Richard de Tscharner (1947), commissariée par William A. Ewing, directeur du Musée de l’Elysée de 1996 à 2010 et auteur du livre Landmark, the Fields of Landscape Photography (Thames & Hudson 2014).

« Le travail de Richard de Tscharner est à l’intersection de deux traditions majeures de la photographie : la photographie de paysage, qui remonte aux années 1840, et la photographie liée à l’exploration de lieux lointains, qui a elle aussi émergé au milieu du 19e siècle. Aujourd’hui, la photographie de paysage demeure dynamique et diversifiée, s’attachant aux territoires reculés comme aux régions les plus marquées par la main de l’homme. Richard de Tscharner s’inscrit dans cette première tradition, recherchant le sublime et le beau dans la nature. Il se penche sur l’empreinte humaine s’apposant à très long terme sur la Terre, dans la conscience que chaque civilisation n’a qu’une prise ténue sur son territoire et ne laisse de son passage que des traces infimes. »
William A. Ewing.

De Profundis est une invitation au voyage. Explorateur infatigable, se détournant volontiers des zones les plus peuplées, l’artiste pose sa caméra face à des lieux d’une beauté étrange, intense et délicate, insoupçonnée.

Il ramène de ses périples des images singulières, empreintes de leur puissance. Moins que la simple apparence actuelle d’un lieu, si spectaculaire soit-elle, ce sont les longs processus qui ont créé et façonné roches et déserts, glaciers et forêts, qui passionnent le photographe. Travail de l’eau ou du vent sur la pierre, lentes ou brutales mutations géologiques, civilisations humaines disparues, couturent la planète de cicatrices. La beauté époustouflante de la Terre tient à ses yeux à ce long modelage du temps, à ces blessures peu à peu sublimées. S’inscrivant dans une tradition photographique émergeant dès les débuts de la photographie, au milieu du 19e siècle, Richard de Tscharner s’attache à représenter des lieux dont il fait une expérience personnelle et physique. Il la retranscrit par des images sensibles, aux nuances riches et subtiles de gris, de blancs et de noirs, reposant sur une composition précise et maîtrisée.

Fruits de dix ans de voyages et de recherches, les photographies de Richard de Tscharner dépassent la documentation de lieux exceptionnels. Sa quête est avant tout centrée sur l’homme. Dans ses images, le paysage se fait le reflet de la condition humaine. Leurs blessures façonnent également les hommes. Comme le souligne le titre de l’exposition – De Profundis, «des profondeurs» – ce sont dans les profondeurs de notre être que nous devons puiser la force pour faire face aux difficultés, trouver une issue heureuse à notre désarroi. Ce qui était meurtrissure se mue en une beauté particulière, non pas figée mais qui continue à se transformer et se polir au fil du temps.

Le message de l’artiste est ainsi porteur d’espoir et d’encouragement. Il s’adresse à chacun, célèbre la beauté de la Terre et à travers elle, celle de l’homme, sa résilience et son aptitude profondément humaine à transcender les difficultés et à se réconcilier avec la vie.

L’oeuvre photographique de Richard de Tscharner est ponctuée dans l’exposition par ses influences littéraires et musicales qu’il partage avec le visiteur. Celui-ci pourra découvrir quelques mesures de la Symphonie n° 3 (1893-96) du compositeur romantique autrichien Gustav Mahler, oeuvre majeure et singulière évoquant la création de l’homme. Des textes de la narratrice et conteuse Casilda, inspirés des photographies, soulignent les liens entre paysage et expérience humaine.

Trois événements viennent compléter ce programme où interviennent des écrivains dont les ouvrages ont marqué l’artiste et qui entrent en résonance avec l’exposition. Trois rencontres publiques auront lieu, l’une avec le romancier français Grégoire Delacourt (1960), auteur de : On ne voyait que le bonheur, et l’autre avec l’essayiste français Alexandre Lacroix (1975), auteur de l’essai : Comment vivre lorsqu’on ne croit en rien ? Enfin, une table ronde réunira photographes, historiens de l’art et professionnels de l’art, pour débattre des enjeux du paysage photographique contemporain.

Exposition du 17 septembre au 25 octobre 2015
Boléro / Chemin Jean-Baptiste Vandelle 8 / 1290 Versoix
Presse : Danaé Panchaud / +41 78 723 61 07 / danae.panchaud@gmail.com

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A propos de l'auteur

GROUPE ECOMEDIA

GROUPE ECOMEDIA, c'est le groupe de presse économique de Savoie Mont Blanc (74 et 73), de l'Ain (01), du Nord Isère (38) et de la région lémanique trans-frontalière avec Genève et les cantons romands.

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