Pour tâcher de remédier aux froides nuits hivernales genevoises, le festival Antigel a proposé cette année, pour sa sixième édition, non moins de 65 performances artistiques et ce dans 21 communes – soit 35 lieux distincts du Victoria Hall jusqu’au Grand Central.

Cette exceptionnelle diversité a permis au public de voyager, à la fois spatialement et spirituellement, et d’ainsi oublier les désagréments de la saison le temps d’une découverte esthétique, d’un concert, d’un spectacle ou encore – voilà qui est tout à fait novateur ! – d’une séance de sport.

Le festival Antigel se clôture avec l’un des compositeurs les plus influents du XXe, Philip Glass. Cette performance audio-visuelle ayant pour titre KOYAANISQATSI est l’ouvrage de Godfrey Reggio et de Francis Coppola.

Le spectateur est plongé dans l’univers consumériste des années 80 ; tantôt envoûtant de part ses couleurs et tantôt effrayant à cause de sa vitesse. Ce documentaire aux allures écologiste ne laisse point indifférent et incite le public à se questionner sur les bases sociétales de nôtre ère pareille à une immense fourmilière. Des chants prophétiques indéchiffrables accompagnent l’orchestre dirigé par Philip Glass ; la signification de ces derniers sera donnée lors du générique final.

Que faut-il retenir de cette performance ? Bien que ce film date de 1982, les problématiques traitées sont plus qu’actuelles et entrainent indéniablement le spectateur à l’introspection.

Céline Bélina

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