Un incident s’est produit en fin de semaine dernière dans le cadre des travaux en cours dans le bâtiment 1-3-5, rue David-Dufour. Des fibres d’amiante ont été libérées à l’intérieur du périmètre du chantier. Les services compétents ont immédiatement pris les mesures nécessaires pour remédier à cette situation. Les résultats des analyses confirment l’absence de tout risque tant pour le public que pour les occupants des locaux. Depuis fin juillet 2007, le bâtiment de la rue David-Dufour occupé par des collaborateurs du DCTI (département des constructions et des technologies de l’information) et du DT (département du territoire) fait l’objet de travaux de rénovation aux 1er et 2e étages. Les zones concernées ont été libérées pour permettre la réalisation du chantier. C’est dans ce contexte qu’un mandataire a prématurément manipulé des faux-plafonds contenant de l’amiante, dans une zone inaccessible tant au public qu’aux collaborateurs. Les prescriptions en vigueur n’ont cependant pas été respectées, dans la mesure où cette tâche aurait dû être effectuée par une entreprise spécialisée.

Découvrant au cours d’une inspection de chantier vendredi 10 août 2007 les manipulations intervenues sur ces éléments, le STIPI (service cantonal de toxicologie industrielle et de protection contre les pollutions intérieures) a immédiatement pris les mesures de confinement nécessaires. Il a aussi entrepris sans délai des analyses de l’air intérieur du bâtiment. Les résultats ont établi que ni le public, ni les collaborateurs, n’ont été exposés à aucun moment du chantier à une pollution à l’amiante. Les collaborateurs du bâtiment concerné ont été informés de cet incident. Il n’a pas été nécessaire de leur demander de prendre des dispositions particulières en relation avec ces travaux.

A noter qu’avant son interdiction en 1990, l’amiante était fréquemment intégré dans des matériaux de construction. Cette substance, lorsqu’elle est agglomérée, ne présente pas de risque en l’absence de manipulation. Tout porte à croire qu’une occupation du bâtiment, même durant de nombreuses années, ne saurait entraîner de conséquence sur la santé de ses occupants et, a fortiori, des visiteurs. Une enquête interne sera conduite par le STIPI afin d’établir les circonstances exactes de l’incident constaté pour en tirer les enseignements.

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Les résultats des analyses confirment l’absence de tout risque tant pour le public que pour les occupants des locaux