Vendredi 10 février était un jour spécial pour les ""sapeurs-pompiers de la nouvelle caserne de Frontonas.
C’était jour d’inauguration, et celle-ci s’est déroulée en présence de très nombreuses personnalités. On pouvait ainsi noter la présence, entre autres, de Lionel Beffre, Préfet de l’Isère, Alain Moyne-Bressand, député-maire de Crémieu, Jean-Pierre Barbier, président du département, Jean-Claude Peyrin, président du conseil d’administration du SDIS de l’Isère, du colonel Jacques Perrin, président de l’union départementale des sapeurs-pompiers de l’Isère et, bien entendu, d’Annick Merle, maire de Frontonas et vice-présidente du conseil départemental, et Aurélien Blanc, maire de Saint-Marcel-Bel-Accueil.
Ces derniers ont d’ailleurs fait un discours à deux voix.
Dans les différentes allocutions, il était précisé que cette nouvelle caserne marque le début d’une nouvelle aventure.
Laquelle, il faut le souligner, a débuté dans les meilleures conditions. Ainsi, les deux maires rappelaient les prémices de cette fusion : “Aujourd’hui, nous avons la chance d’inaugurer un équipement moderne, d’une grande qualité qui apportera, assurément, davantage de confort et de fonctionnalité nécessaires à nos chers sapeurs-pompiers, et de fait, à la population. L’appréhension pour les deux centres de perdre leur identité était légitime. Le sentiment d’appartenance à leur commune est fort chez les pompiers, notamment chez les plus anciens qui ont connu l’avant départementalisation. Il fallait intégrer l’idée de quitter une caserne dans laquelle ils avaient passé tant de temps et dans laquelle ils avaient tant de souvenirs. Souvenirs rieurs et enjoués d’un soir de Sainte-Barbe, souvenirs tristes et mitigés de certains retours d’intervention.
Dans cette nouvelle caserne, c’est le début d’une nouvelle aventure. Une équipe soudée dans une caserne qui retranscrit ce que signifie la mutualisation des compétences et des moyens. Dans une période de recherche d’efficience du service public, on ne peut que soutenir cete initiative. La qualité d’intervention de nos sapeurs-pompiers s’en verra d’ailleurs renforcée. Nous savons tous très bien qu’elle repose sur une très forte réactivité dans la mise en oeuvre des secours. Peut-être que des vocations naîtront après la découverte de notre caserne pour venir grossir les rangs des sapeurs-pompiers volontaires.
Je tiens encore à saluer le travail du chef de caserne, le lieutenant Jean-Marc Forêt, qui possède les qualités humaines nécessaire, et sait fédérer une équipe.
Pour être efficace lors d’une intervention, il faut bien se connaître. L’amicale y contribue beaucoup et elle participe à l’organisation de moments festifs, mais elle tisse également un lien social entre nos pompiers et la population, en permettant aussi la transmission du “flambeau” entre les anciens et les plus jeunes.”

Carole Muet

Le service départemental
Les sapeurs-pompiers dépendent d’un établissement public, le service départemental d’incendie et de secours, financé essentiellement par les collectivités locales et administré par les élus locaux.
Le SDIS de l’Isère comprend 6 divisions, 12 groupements fonctionnels, deux groupements territoriaux et 22 centres assurant une interface entre l’État-major et les 113 casernes, un service de santé et de secours médical.
Du côté des effectifs, on note 5 213 agents : 256 personnels administratifs, techniques et spécialisés, 827 sapeurs-pompiers professionnels, 4 130 sapeurs-pompiers volontaires.
Du côté des dépenses, 93,8 millions d’euros sont consacrés au fonctionnement, dont 70,3 millions d’euros aux dépenses de personnel, et 17,7 millions d’euros sont prévus pour l’investissement, dont 6,9 miilions d’euros pour la construction et la rénovation de casernes, et plus de 6 millions d’euros pour l’acquisition de matériels.


2018-02-17