Cet été 2006, après huit années d’efforts considérables, les deux grandes îles des Galapagos que sont Isabela et Santiago, mondialement connues pour leur faune endémique exceptionnelle, ont enfin été délivrées de leurs chèvres, ânes et porcs. Ces animaux introduits par l’homme ont malheureusement occasionné depuis des siècles d’énormes dégâts aux plantes et animaux endémiques, les mettant ainsi en péril. Avec leur enlèvement, il est permis d’être plus optimiste quant à la conservation durable de la biodiversité exceptionnelle de ces îles, dont les mythiques tortues géantes.

Projet ISABELA
Le Projet Isabela d’enlèvement des chèvres et autres espèces reconnues comme gênantes pour les espèces originelles, a été réalisé grâce au soutien d’une bonne dizaine d’organismes et fondations à travers le monde, dont l’Association suisse des amis des Galapagos. Il s’agit du plus important projet de ce type jamais réalisé dans le monde. Les opérations, coordonnées par les autorités du Parc national des Galapagos et menées en étroite collaboration avec les habitants, ont nécessité le recours de méthodes parfois sophistiquées, comme par exemple l’utilisation de radioémetteurs et la stérilisation d’animaux. Les effectifs de plusieurs plantes au bord de l’extinction commencent désormais à augmenter et la végétation dévastée par les chèvres reprend peu à peu ses droits. Le succès du Projet Isabela suscite l’intérêt des biologistes et des autorités de nombreux pays. Les responsables de l’opération Isabela ont déjà reçu des requêtes et demandes de conseils en provenance de la Nouvelle-Zélande et d’autres îles du pacifique (Australie) confrontés à des problèmes similaires à ceux rencontrés dans les Galapagos.

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Les Galapagos, relief, flore et faune, un joyau naturel à préserver