Pour Michèle Ducret, membre de la Direction de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services de Genève, il est préférable de répondre « ni l’un, ni l’autre ».

Certains avantages
Si le canton offre des avantages certains (de nombreuses multinationales ne s’y sont pas trompées), si le taux d’imposition, tous types d’impôts confondus, est un des plus avantageux du monde (25% maximum), si un vaste réseau de conventions de double-imposition favorisent les étrangers fortunés, donc les rentrées fiscales, il existe aussi des défauts à notre système.

Certains défauts
La double imposition capital/fortune semble une pratique d’un autre âge. L’impôt sur la fortune également, qui fait fuir les Suisses disposant d’une fortune, même pas forcément très importante. Ils se réfugient dans des pays qui ne connaissent pas cet impôt, comme le Luxembourg ou l’Italie. Le mode d’imposition des liquidations partielles des entreprises est encore à améliorer ainsi que les transmissions d’entreprises dont le traitement fiscal peut aller de 53% d’impôt à 0% suivant la nature juridique de l’objet transmis. La taxe professionnelle communale est aussi un problème très délicat à résoudre car il touche des intérêts contradictoires. Les entreprises veulent sa suppression. D’autres sujets fiscaux fâchent aussi: l’opacité du calcul de l’impôt en est un qui fait l’unanimité contre elle. Tous les contribuables, entreprises ou personnes physiques espèrent vraiment que, bientôt, il sera très facile de vérifier rapidement le montant de l’impôt qu’ils devront payer.

En résumé
Pour Michèle Ducret « il faut accentuer les avantages fiscaux et corriger les défauts. Genève n’est pas une île, il faut donc tenir compte des pays étrangers, se montrer créatifs à l’exemple de certains pays européens et ne pas oublier que la concurrence fiscale, si elle joue un rôle important, n’est pas le seul avantage qu’offre Genève ».

e-ccig, lettre d’information du 7 novembre 2006

img1343.jpg

Ni l’un ni l’autre…ou tantôt l’un tantôt l’autre…?