La Société d’Exploitations d’Activités Touristiques (Seat) affiliée au groupe Danone avait demandé à la préfecture l’autorisation d’établir une liaison aérienne par hydravion entre Genève et Evian de manière à éviter le long trajet par la route à toutes personnes intéressées.

Refus de la sous-préfecture
Jean-Yves Moracchini, sous-préfet à Thonon leur avait notifié le refus en date du 20 juillet 2006. Le motif principal est que cette nouvelle ligne de plusieurs amerissages par jours pertuberait gravement l’équilibre actuelle du lac et ses usages coutumiers. Sur le fondement d’un arrêté du 4 janvier 1980 et du réglement particulier de police de la navigation sur le plan d’eau du lac Léman dans le département de la haute-savoie (art.81) « L’amerissage des hydravions est interdit sur tout le plan d’eau français du lac Léman ». Bien entendu, ce dispositif réglementaire ne s’applique pas aux canadairs de l’Etat. Le Journal Officiel de la République française du 23 décembre 1978 préconisait (art.17) que la circulation des hydravions et de tous engins similaires est soumise aux prescriptions de la navigation aérienne, laquelle prévoit des dérogations, pour un temps limité sur un espace délimité. C’est dans ce cadre que le meeting aérien d’Evian peut se réaliser.

Si la ligne locale et transfrontalière Genève-Evian n’est pas permise, inutile d’épiloguer sur l’avenir d’une ligne directe Paris-Evian…

Pas si loin est le temps où les hydravions campaient sur le lac
Le 2ème meeting d’hydro-aéroplanes connu est celui de Genève (été 1912)! La Rade de l’époque connaissait alors de nombreux mouvements d’hydravions. La rive gauche, au quai des Eaux-Vives et parfois la Nautique formant une zone de parking convenable…Les projets de créer un véritable hydro-port durant la première Guerre mondiale et dans les années qui suivirent restérent sans succès.

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La ligne directe n’est pas pour demain.