Sous le haut patronage de S.A.S. le prince souverain de Monaco, les représentants de collectivités publiques, d’académies, d’associations professionnelles et d’entreprises privées ont signé une charte d’éthique et de déontologie qui concerne l’utilisation d’images et des données tridimensionnelles.
Tous s’engagent à n’utiliser que des données fiables, actuelles, officielles et de qualité adéquate, dans les représentations du territoire que mettent en œuvre les collectivités publiques. La cérémonie de signature rassemblait de nombreux partenaires, membres fondateurs de la charte d’éthique et nouveaux adhérents (voir l’encadré). Mme Michèle Künzler, conseillère d’Etat en charge du département de l’intérieur et de la mobilité (DIM), a signé la charte pour la République et canton de Genève.

L’événement a eu lieu lors de l’inauguration du salon Imagina, au Grimaldi forum de Monaco qui abrite durant trois jours le rendez-vous international dans le domaine des images virtuelles tridimensionnelles.

Pourquoi une charte d’éthique de la 3D ?
La capacité de représenter le territoire en trois dimensions constitue un formidable moyen technique, d’analyse, de compréhension et de communication, au service des politiques publiques en lien avec le territoire, son aménagement, ses infrastructures et son cadre de vie. Cette évolution technique permet aux collectivités publiques de faciliter la compréhension des projets, en vue d’un meilleur niveau de concertation avec la population et les élus, notamment afin d’éviter les recours juridiques. Cela permet aussi d’améliorer la prise de décisions dans les différents projets d’aménagement.

L’utilisateur institutionnel a besoin de données fiables et d’une précision suffisante pour une utilisation crédible des images 3D du territoire qui doivent « coller » au plus près de la réalité, sans aucun biais. Or, la tentation peut être grande de vouloir montrer une réalité « plus belle que nature », pour rendre un projet plus séduisant ou pour ne pas soulever certains problèmes liés, par exemple, à la configuration d’un terrain ou à la présence de nuisances qui pourraient le mettre en péril.

Un cadre est désormais fixé grâce à la charte d’éthique de la 3D, à laquelle chacun est libre d’adhérer sur la base de la bonne foi. La charte constitue à présent une référence et un dénominateur commun pour l’ensemble des intervenants du domaine de la 3D appliquée aux représentations du territoire.

La charte d’éthique de la 3D concerne les collectivités publiques, les unités de recherche, les associations professionnelles et les privés (entreprises et particuliers). Ses registres sont ouverts aux adhérents qui choisissent de produire et d’utiliser des images 3D conformes, aux côtés notamment des représentants de la Suisse, de la France, du Québec et de la Principauté de Monaco.

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photo: Imagina 2010