L’auteur des Chroniques de Genève se plaît à dire que la localisation géographique de Genève limitrophe de nombreux autres pays lui a bien servi pour son développement économique, notamment du fait des taxes et péages rendus par les commerçants voisins.

Le texte ancien
L’auteur dit « la situation de la dicte ville, qui est mise et colloquée comme pour terme et séparation entre plusieurs monarchies, principautez et républiques, avec lesquels les habitants d’icelle ville ont conversation et traffic, tant pour le dict bestail qui leur est de fort grand revenu, que pour autres marchandizes qu’ils négotient, estant la dicte ville comme le magasin pour l’assortiment de la Suisse, Lorraine, Bourgongne, Valley et particulièrement de la Savoye et Piedmont. Et duquel commerce ressortent les principaux revenus de la dicte Seigneurie genevoise, par les droicts seigneuriaux qu’elle retire des gabelles et péages qui sont d’ancienne et moderne imposition sur les dictes marchandizes, danrées, chairs, cuirs et semblables : ce qui est un moyen pour le support des grandes charges qu’il leur convient supporter pour leur protection ».

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Genève n’a pas changé depuis des siècles. Et duquel commerce ressortent les principaux revenus de la dicte Seigneurie genevoise, par les droicts seigneuriaux qu’elle retire des gabelles et péages.